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ÉPIDERME ET STOMATES

tandis que l’inférieur en offre une grande quantité. Ils sont parfois si rapprochés, qu’un millimètre carré en renferme plusieurs centaines. Rangés en lignes parallèles sur les feuilles des Monocotylédones, ils sont disposés sans ordre sur celles des Dicotylédones.

Dans les plantes aquatiques dont les feuilles flottent à la surface de l’eau, c’est au contraire la face supérieure, seule en contact avec l’atmosphère, qui en présente. Enfin dans les plantes complètement submergées on n’en trouve ni sur une face, ni sur l’autre, bien que cette règle comporte quelques exceptions.

Un stomate se compose de deux petites cellules qui se regardent par un bord concave, de façon à limiter entre

Fig. 81. — Stomates; A, stomates de la Jacinthe; a, lambeau d’épiderme de la feuille vu de face; c , stomate; b, coupe transversale de la même feuille passant par unstomate.il, coupe transversale d’une feuille de Laurier-rose passant par une cavité ou crypte dont le fond offre des stomates et dont les parois sont hérissées de poils (a).

elles un étroit orifice, qui a reçu le nom d 'ostiole (fig. 81, A , c). Parfois les stomates sont logés dans des cavités, des enfoncements creusés dans les couches superficielles de la feuille, disposition dont le Laurier-rose offre un exemple des plus remarquables (B). Ces petites chambres peuvent renfermer un seul ou plusieurs stomates. Au-dessous de

Structure des Stomates.

FEUILLE

chaque stomate se trouve un petit espace résultant de l’écartement des cellules sous-jacentes et qu’on appelle chambre aérienne ou sous-stomatique. Dans cette chambre débouchent, d’autre part, les méats dont le parenchyme est creusé.

Parenchyme foliaire. — C’est lui qui forme la plus grande partie du tissu de la feuille ; son aspect n’est pas partout le même. Du côté de l’épiderme supérieur, il se compose de cellules allongées et serrées les unes près des autres, sans laisser d’interstices, à la manière de pieux, d’où le nom de parenchyme en palissade, qu’on lui donne souvent (fig. 80). Du côté de l’épiderme inférieur, il est formé de cellules fort irrégulières offrant des prolongements en divers sens et limitant des espaces lacuneux ou méats in ter cellulaires dans lesquels circulent les gaz. Toutes ces cellules renferment de la matière verte ou chlorophylle, mais en plus grande abondance dans les cellules en palissade, ce qui, joint à ce que le tissu est plus serré dans cette région, donne à la feuille une couleur d’un vert plus foncé sur cette face que sur l’autre. C’est dans le parenchyme que se passent les modifications éprouvées par la chlorophylle, qui font passer les feuilles de la couleur verte à ces belles teintes rouges et jaunes qu’elles présentent si souvent à l’automne.

Le parenchyme acquiert son maximum de développement dans les plantes grasses , ainsi appelées en raison de l’épaisseur de leurs feuilles molles et aqueuses, en même temps qu’elles sont peu riches en chlorophylle.

Nervures des feuilles. — Le parenchyme foliaire est traversé, sillonné par les nervures , qui vont en s’atténuant delà base de la feuille à la périphérie et qui dessinent à sa surface des réseaux fort compliqués chez les Dicotylédones, ou bien des lignes parallèles toutes de grosseur sensiblement égale, chez les Monocotylédones. Dans les Fougères, leur disposition est assez variée pour que l’on puisse fonder sur elle de bons caractères pour la classification des genres et des espèces.

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