ÉPIDERME ET STOMATES
de la tige en hauteur, p. 70, doit être également étudié avec soin si l’on veut se rendre compte du mode de développement des feuilles. Ce sont ces dernières qui, en somme, constituent presque toute sa masse en formant une épaisse enveloppe autour du sommet végétatif de la tige (fig. 54).
Chaque feuille apparaît sous forme d’un petit mamelon arrondi, dû à une excroissance que produit la tige près de son sommet, et qui en s’allongeant, se recourbe au-dessus du point végétatif. Il est d’une structure entièrement homogène, formé de cellules toutes semblables, et dont celles qui occupent le sommet se divisent, se multiplient pour allonger la jeune feuille. Mais le développement de la feuille par le sommet ou, comme on dit, par croissance terminale , s’arrête bientôt pour faire place, ainsi qu’on va le voir, à la croissance intercalaire.
C’est toujours le limbe qui apparaît le premier, le pétiole ne se développant que plus tard. Or, la croissance du limbe peut se faire à partir d’une zone qui tantôt est placée très près de la base, et alors les parties apparaissant successivement du sommet à la base, la croissance est basipète , et tantôt placée près du sommet, les parties se développant dans ce cas de la base au sommet, et la croissance est basifuge. Enfin cette zone peut occuper une région intermédiaire, et la croissance ayant lieu tant du côté de la base que du côté du sommet, elle est dite mixte.
D’autre part, il peut arriver que le limbe se développe par tous ses points à la fois; la croissance est alors non plus successive , comme dans les cas précédents, mais simultanée.
Structure de la feuille entièrement développée. Épidekme et Stomates. — Dans la plupart des cas, la feuille se compose d’un épiderme supérieur et d’un épiderme inférieur, entre lesquels se trouve compris un tissu parenchymateux et des faisceaux fibrovasculaires que l’on voit faire saillie à l’extérieur, sous forme de nervures.
L'épiderme n’est pas absolument identique à la face supérieure et à la face inférieure du limbe de la feuille.
FEUILLE
Stomates.
En général, il ne comprend qu’une assise de cellules; mais dans certaines feuilles, celles qui sont coriaces, par exemple, il peut en offrir deux ou trois. La forme de ces éléments est très variable, non seulement sur des végétaux différents, mais sur une même plante, d’une feuille à l’autre, bien plus, sur deux portions voisines de la même feuille. Presque toujours aplaties, tabulaires, elles sont rectangulaires, "allongées , et régulièrement alignées, ou bien à bords sinueux et s’engrénant avec ceux des cellules voisines. Le plus souvent incolores., elles offrent quelquefois de la chlorophylle, par exemple, chez les Fougères.
Fig. 80.— Portion d’une coupe transversale de feuille. Entre les assises supérieure et inférieure des cellules épidermiques, on voit des cellules allongées sur deux rangs (parenchyme en palissade), au-dessous desquelles sont des cellules de forme irrégulière (parenchyme rameux), avec nombreux méats intcrccllulaircs.
La surface de l’épiderme se cuticularise le plus souvent, c’est-à-dire, se recouvre d’une cuticule ; en outre on y voit fréquemment des poils, surtout à la face inférieure de la feuille.
Une des particularités les plus importantes de la structure des feuilles consiste dans la présence des stomates (<yro(xa, bouche), petites ouvertures par le moyen desquelles l’air atmosphérique peut communiquer avec le parenchyme interne. Le plus souvent, l’épiderme supérieur en est complètement dépourvu ou n’en possède qu’un petit nombre,