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RESPIRATION ET FONCTION CHLOROPHYLLIENNE

fonction est telle qu’elle compense la viciation de l’atmosphère causée par la respiration proprement dite tant des plantes que des animaux.

Nous allons voir maintenant, que non seulement le but de la respiration est différent de celui de l’action chlorophyllienne, mais encore que le degré de généralité de ces deux fonctions, les organes par lesquels elles s’opèrent, et par conséquent, leurs phénomènes intimes, ne sont pas les mêmes.

Étude comparée de la Respiration et de la Fonction La respiration chlorophyllienne. — La respiration offre un caractère de avec bien plus de généralité absolue ; elle existe chez toutes les plantes, et queTfonïtion s’opère aussi bien à la lumière vive du jour que pendant chlor°Phyllienne. l’obscurité de la nuit ; c’est une fonction d’ordre vital, dont la Plante ne peut pas plus se passer que l’Animal lui-même.

La fonction chlorophyllienne est bien loin de nous offrir la même généralité; d’abord elle ne s’opère pas chez toutes les plantes, car celles qui sont dépourvues de matière verte ou chlorophylle, comme les Champignons, ne peuvent jamais la présenter; chez les autres, elle ne se produit que dans certaines circonstances déterminées, car elle a besoin, pour s’exercer, de la lumière solaire et se suspend complètement dans l’obscurité. Aussi, lorsqu’on laisse une plante dans un lieu très sombre pendant un certain temps, la chlorophylle n’agit plus, disparaît même, et ses tissus perdent leur consistance ; la plante, s’est, comme on dit, étiolée .

Nous venons de voir que, dans les plantes, la chlorophylle siège de ces a seule le pouvoir de décomposer l’acide carbonique ; il en deux Ionctlons* résulte donc que les feuilles sont les organes essentiels, presque exclusifs de cette opération, car c’est en elles surtout que la matière verte est abondante.

La respiration, tout en s’exerçant également au niveau des feuilles, présente son maximum d’activité dans les parties colorées autrement que par la chlorophylle, c’està-dire dans les fleurs, notamment les étamines. Ainsi on a observé que la fleur d’une Passiflore ( Passiflora serratifolia)

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absorbe, en 24 heures, dix-huit fois et demie son volume d’oxygène, tandis que, dans le même temps, les feuilles de cette plante n’en prennent que cinq fois environ leur volume.

Les étamines étant les parties de la fleur où cette absorption de l’oxygène est le plus active, on comprend facilement pourquoi les fleurs simples en consomment plus que les fleurs doubles.

conditions Quoique la respiration s’exerce en tout temps, elle s’opère leuxfoncUons? dans les fleurs avec une bien plus grande activité à la lumière vive du soleil, qu’à l’ombre. On comprend d’après cela qu’il soit dangereux de séjourner dans un appartement où se trouvent réunies beaucoup de fleurs fraîches, surtout si le soleil y a accès, car en même temps que l’oxygène est pris par elles en grande quantité, l’acide carbonique est rejeté en proportion corrélative.

Au contraire, des plantes vertes placées dans les mêmes conditions auraient pour effet de purifier l’air, par suite de l’absorption de l’acide carbonique et de l’exhalation de l’oxygène sous l’influence de la chlorophylle.

La respiration Les parties les plus différentes de la Plante respirent égaleles différents ment l’oxygène, par exemple, la tige, les fruits, alors qu’ils pianfe^e^chez sont mûrs; les bourgeons, au moment où ils s’épanouis- 1fnférusurs!x sent en feuilles, donnent lieu à un dégagement abondant d’acide carbonique, corrélatif à une absorption considérable d’oxygène. Il en est de même des graines au moment de la germination, sujet qui sera étudié en détail au Chapitre xn.

Les plantes, même sans chlorophylle, et notamment les Champignons, absorbent également l’oxygène et dégagent de l’acide carbonique.

Enfin, les organismes végétaux les plus inférieurs, comme les Levures, les Ferments, les Bactéries, etc., respirent aussi. Mais, selon M. Pasteur, tandis que les uns respirent, comme toutes les autres plantes, l’oxygène de l’air, ce qui leur a valu le nom d 'aérobies, (à%, air, p(o;, vie), les autres sont tués par ce même oxygène, quand ils sont mis en sa présence, et ne respirent que celui qu’ils enlèvent à certaines matières organiques au contact desquelles ils

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