CARACTÈRES DU CALICE
mine par une fleur, et dès lors il ne peut plus s’allonger ; mais un peu au-dessous de cette fleur se trouvent deux feuilles ou bractées, de l’aisselle de chacune desquelles naît un axe secondaire également terminé par une fleur; de chacun de ces axes secondaires, au niveau de deux feuilles opposées, naissent de même des axes tertiaires ; ainsi de suite. Il en résulte une inflorescence très régulière, et dont les fleurs apparaissent deux par deux. C’est ce qu’on appelle une cyme dichotome ou bipare (Petite Centaurée, Stellaire). Si, au lieu de deux feuilles opposées, les feuilles ou bractées axillantes forment un verticille de trois, la cyme est trichotome ou tripare, les générations de fleurs se montrant alors toujours par trois.
Mais il peut se faire que sur les deux ou trois axes d’une même génération un seul se développe, les autres avortant; la cyme est dite alors monotome ou unipare ( Silene gallica).
Cette disposition conduit à une autre variété de cyme, appelée scorpioïde parce qu’elle est contournée en crosse ou queue de scorpion ; toutes les fleurs se trouvent du côté convexe du support commun par suite du développement d’axes successifs d’un seul côté (Héliotrope, Myosotis). Dans cette inflorescence, il semblerait, à première vue, que c’est l’axe primaire qui se continue dans toute la longueur de celle-ci; mais il n’en est rien, elle résulte, en réalité, de la formation d’axes successifs, dont chacun usurpant à son tour la direction de l’axe précédent se termine par une fleur.
Telle est encore la cyme héliçoïde , dont les fleurs et les bractées sont disposées sur l’axe suivant une spirale.
Inflorescences mixtes. — Enfin, les inflorescences indéfinies et définies peuvent se combiner entre elles pour former des inflorescences mixtes , des grappes de cymes, par exemple, comme dans beaucoup de Silénées.
1° Galice et Corolle.
Caractères du Calice. — Le calice se compose d’un nombre variable de sépales, lesquels peuvent rester libres,
LA FLEUR
distincts entre eux, calice dialy sépale ou poly sépale, ou bien être soudés les uns aux autres, calice gamosépale ou monosépale (fig. 93, A). Dans ce dernier cas, la soudure peut être totale ou plus ou moins étendue. La partie inférieure rétrécie forme le tube du calice, la partie supérieure étalée, le limbe; la limite de séparation des deux régions est la gorge.
Le calice est régulier, quand il est formé de sépales égaux symétriquement disposés; irrégulier , dans le cas contraire.
Fig. 93. — Organes floraux d’une Légumineuse (Pois) ; A, ensemble de la fleur; B, la même coupée en long; B\ les parties de la corolle séparées; C, ensemble du pistil et des étamines toutes soudées entre elles, sauf une; D, le pistil isolé; F, une graine avec le funicule (/) ; G, graine coupée en deux ; c, c les cotylédons ; r, la radicule; /,1a tigclle; g , la gemmule.
Caractères de la Corolle. — Comme le calice, la corolle se compose d’un nombre variable de pièces et peut être dialypétale ou polypétale , c’est-à-dire, à pétales distincts, ou bien gamopétale ou monopétale , ou à pétales soudés. Dans l’un et l’autre cas, elle peut être régulière ou irrégulière.