OVAIRE ET PLACENTA
insérés seulement dans l’angle qui résulte de cette soudure, et le placenta qui les porte est dit axile (fig. 105, III et 107, 1) ; on les appelle fausses, lorsque les carpelles étant
Fig. 107. — Situation des ovules dans l’ovaire ; I, Balisier : ovaire à trois loges et placenta axile (gr. nat.) ; II, Violette : ovaire uniloculaire et placentas pariétaux ; III, Primevère : placenta central ; IV, Lathrée : placentas développés en fausses cloisons. — f, paroi de l’ovaire ; w, cloisons ovariennes ; p, placenta ; e,' ovule.
disposés en une cavité unique, ces cloisons ne sont dues qu’à un développement variable des placentas (fig. 104, IV, V), qui partant de la paroi de l’ovaire, d’où leur nom de placentas pariétaux , s’avancent vers le centre de la cavité (fig. 95, II; 107, IV); parfois ils ne font qu’une faible saillie dans l’intérieur de l’ovaire (fig. 107, II).
On distingue toujours ces fausses cloisons des premières par ce fait qu’elle sont presque entièrement recouvertes par les ovules et qu’elles alternent avec les styles et stigmates au lieu de leur être opposées.
Les cloisons vraies ou fausses sont dites complètes ou incomplètes , selon qu’elles s’avancent jusqu’au centre de la cavité ovarienne ou au contraire ne constituent qu’une saillie plus ou moins prononcée (fig. 105, II ; 106, V ; 107, IV).
Par exception, les placentas peuvent former au centre de l’ovaire uniloculaire une colonne isolée, d’où leur nom de placenta central (Primulacées, fig. 107, III).
L’ovaire repose ordinairement par sa base sur le réceptacle ; mais parfois il est porté par un support plus ou moins allongé, nommé poclogyne (fig. 106, III, d).
L’ovaire est dit libre ou supère quand il est isolé du périanthe floral, non soudé avec lui, comme dans le Fraisier (fig. 108, B), et au contraire adhérent ou infère quand, situé à un niveau plus inférieur, il est soudé avec le tube du calice comme dans le Pommier (D) ; un état intermédiaire
Situation de l’ovaire.
LA FLEUR
est offert par l’ovaire pariétal, dont la base seulement est unie à la face interne du calice, ainsi que le montre le Rosier (C).
Fig. 108. — Situation de l’ovaire relativement aux autres parties de la fleur ; A, Amandier; B , Fraisier; C, Rosier; D, Pommier. — k, calice; c, corolle > f, ovaire; n, stigmate.
Structure de l’Ovaire. — Les feuilles dites carpellaires , qui constituent les parois de l’ovaire, étant dérivées de feuilles repliées sur elles-mêmes et soudées par leurs bords de façon à former une cavité, comme on le verra bientôt au Chapitre ix, on comprend que leur structure ne s’éloigne guère de celle de la feuille. En effet, on y voit un épiderme extérieur et un intérieur qui tapisse la cavité carpellaire ; entre les deux existe un parenchyme traversé par des faisceaux fibro-vasculaires venus du pédoncule floral, dont les principaux se voient sur la ligne dorsale du carpelle, et qui se divisent dans son épaisseur pour aller les uns dans le style et les autres jusque dans les placentas et les ovules.
Le petit cordon ou funicule qui rattache chaque ovule au placenta est traversé dans toute sa longueur par des trachées venues de la paroi ovarienne et qui vont jusqu’à l’ovule lui-même où, d’ordinaire, elles s’arrêtent brusquement; mais lorsque ce funicule se prolonge sur le côté de l’ovule de façon à former un raphé, comme on va bientôt le voir, ces vaisseaux suivent le même trajet et se distribuent môme dans le tégument extérieur de l’ovule.
Ovule. — L 'ovule est un petit corps d’une importance considérable, car c’est à lui qu’échoit le rôle de repro-