OVULE
duire la plante, c'est-à-dire de devenir la graine , mais seulement après qu’il a subi l’influence fécondante du pollen. Tandis que dans certains ovaires on n’en rencontre qu’un seul, il en est où l’on en compte un nombre immense.
Il apparaît au bord des feuilles carpellaires, sur la saillie formée par le placenta, auquel il est rattaché par le funicule, quelquefois assez allongé, d’autres fois à peu près nul, de sorte qu’alors l’ovule est sessile. 11 a d’abord la forme d’un petit mamelon, tout entier formé d’un tissu cellulaire homogène. Bientôt à sa base se montre un bourrelet circulaire qui s’étend de plus en plus à la surface du mamelon, et qui finit par le recouvrir entièrement; puis un second bourrelet se montre à l’extérieur du premier et se comporte de même. Ce sont les enveloppes de l’ovule, lesquelles ont reçu les noms, l’extérieure, de primine , l’intérieure, de secondine , tandis que la petite masse centrale qu’elles recouvrent est le nucelle (1). Les deux enveloppes, par le progrès de leur développement, rejoignent presque leurs bords au-dessus du nucelle, et ne laissent libre qu’un étroit passage ; l’orifice de la primine est Yexostome , celui de la secondine Yendostome ; ces deux orifices réunis constituent le micropyle (fig. 109).
L’ovule adhère à ses membranes enveloppantes seulement par sa base, qui a reçu le nom de chalaze, tandis que le point de l’ovule où s’attache le funicule porte le nom de hile.
D’après les rapports dans lesquels se trouvent l’un par rapport à l’autre la chalaze, le hile et le micropyle, on distingue trois sortes d’ovules, à savoir : l’ovule droit ou orthotrope (2), dans lequel le micropyle occupe le point opposé à la chalaze, qui reste alors exactement superposée au hile, de sorte que ces trois parties se trouvent sur une même ligne droite qui traverserait le nucelle dans toute sa longueur
Parties
constitutives.
Différentes sortes d’ovules.
(1) On fait parfois et avec plus de raison nucelle du féminin.
(2) ’Opôoç, droit, rpÉTtetv, tourner.
LA FLEUR
(Noyer, fig. 109, A) ; l’ovule courbé ou campylotrope (1), dans lequel, par suite d’un développement inégal, il se produit une courbure telle que le micropyle se rapproche du
Fig. 109. — Les trois formes d’ovules : A, orthotrope; B , anatrope; C, campylotropc. — f, hile ; c, base de l’ovule ou chalaze ; ai, la primine ; ii, la sccondinc ; k, le nucelle; m, le micropyle; em, l’embryon ; r/raphé.
hile, dont les rapports avec la chalaze n’ont pas changé; autrement dit, le sommet s’est rapproché de la base (C) (Crucifères, Papilionacées); l’ovule réfléchi ou anatrope (2), enfin, dans lequel le nucelle semble avoir subi un mouvement complet de rotation sur lui-même, de sorte que le micropyle se rapproche du hile, comme dans le cas précédent, mais en même temps que la chalaze s’éloigne de celui-ci et s’en trouve séparée par toute la longueur du nucelle ( B ). Celte disposition s’accompagne d’une particularité remarquable, la production d’un raphé( 3); elle consiste en ce que le faisceau fibro-vasculaire venu des parois de l’ovaire pour se distribuer à l’ovule en passant par le funicule, au lieu de traverser directement les deux membranes, s’allonge entre elles sur l’un des côtés, en formant une saillie longitudinale qui se termine au point opposé de l’ovule (fig. 109, B, r). Cette disposition constante dans l’ovule anatrope ne se rencontre dans aucun autre cas (Renonculacées, Liliacées,etc.)«
(1) KauTiuXoç, courbé, xpe-rceiv, tourner.
(2) ’Àvoc, en haut et rperaiv, tourner.
(3) Tacpy), couture.