‹ Bouche, pharynx, œsophage, larynx, trachée, corps thyroide, cou, poitrineChapitre 2 sur 194 · CLINIQUE ET OPÉRATOIRE · texte numérisé non relu

CLINIQUE ET OPÉRATOIRE

PAR

H. MORESTIN

Ancien prosec leur de la Faculté de médecine de Paris.

La plupart des maladies inflammatoires de la bouche et du pharynx sont d'ordre exclusivement médical. Presque toutes les stomatites, la grande majorité des angines sont décrites dans les trailés de médecine et de pathologie interne avec tous les détails qu’elles comportent. Leur intérêt est grand pour le clinicien et le bactériologiste, mais les indications chirurgicales qu’elles comportent sont milles ou limitées. Aussi les laisserons-nous presque complètement de côté. Dans le groupe de ces. maladies inflammatoires aiguës ou chroniques, nous étudierons seulement la stomatite merciiriette^ la (jtossite parenchymateuse aiguës les ulcérations buccales iVoricjine dentaire et la leucoplasie buccale^ puis deux variétés d’angine pour lesquelles le chirurgien est fréquemment appelé à intervenir, V amygdalite phleymoneiise et V amygdalite lacunaire chronique. Ce sera la première partie de notre travail.

Deux chapitres distincts seront ensuite consacrés à la tuberculose et à la syphilis de la bouche et du pharynx. Il y a avantage à ne pas trop morceler la description des diverses manifestations buccales et pharyngiennes de ces deux maladies. On peut ainsi éviter des répéti-

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lions et des longueurs, el peul-èlre ces questions gagneronl-elles en clarté à être présentées de celte manière.

L'aclinoinvcose bucco -faciale se serait prêtée sans doute à un mode d'exposition analogue, mais ces localisations ont déjà fait robjel d’un paragraphe spécial dans la description générale de l'actinomycose (1).

Fuis viendront l’élude des supimralions dèvelnjtjtées au roisinatjc (le la bouche el du j)harjjnjc, infections (pii gagnent aussi à être rapprochées les unes des autres.

ITi certain nombre de lumeiu's des parois buccales jiourraient sans doute être décrites suivant un plan analogue. Far extunple. les tumeurs mixtes des glandes salivaires, des lèvres, des joues, du voile du palais, etc., présentent de remanjuables analogies ; les angiomes, les lipomes de la cavité buccale donnent lieu à des considération> à peu près identiques ; les tumeurs malignes, par leur étiologie, leur structure, pourraient aussi (Tassez facilement à certains |)oinls de vue former un groupe assez homogène. Mais si, au point de vue de l'étiologie, de l’anatomie pathologicpie, on trouverait profil à rapprocher ainsi certaines tumeurs du même ordre, mais siégeant en des points dilïèrents de la cavité buccale, il vaut incontestablement mieux adopter ici l’ordre topographiipie. Notre cinipiième chapitre sera donc subdivisé (ui jilusieurs fragments ipii conqirendronl succ(*ssivement les lumeurs des lèrres, les lumeurs des joues, de la langue, du plancher de la bouche, du palais el du voile, des amijfjdales el du jiharynx.

Enfin, la dernière division de notre travail sera consacrée à l'élude lésions Iraumalif/ues. A ce propos nous dirons tpiehpies mots des opéralions réparalrices des lèvres el des joues, considérations (pii s’appli(pieront en même temps à toutes les jieiTes de substance de ces organes, (pi’elles résultent d'un processus palhologiipie ou d'une excision prati(piée pai‘ le chirurgien.

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