‹ Bouche, pharynx, œsophage, larynx, trachée, corps thyroide, cou, poitrineChapitre 66 sur 194 · LÉSIONS INFLAMMATOIRES DE L’ŒSOPHAGE · texte numérisé non relu

LÉSIONS INFLAMMATOIRES DE L’ŒSOPHAGE

Symptomatologie. — On conçoit combien la symptomatologie peut être complexe, étant donnée la variabilité des lésions. En tout cas, le principal symptôme, celui-là spécial, est la dysphagie. En dehors des douleurs, des hémorragies qui l’accompagnent, elle peut être singulièrement aggravée par le développement d’une fistule trachéoœsophagienne, à cause des accès de toux, de suffocation résultant de la pénétration des liquides dans les voies respiratoires.

La dysphagie continue, douloureuse, n’a jamais atteint un degré aussi marqué que dans le cas de cancer. Le cathétérisme, du reste, ne révèle pas de diminution de calibre.

Dans les formes à envahissement cervical, on note des phénomènes de phlegmon profond avec menaces d’asphyxie. Si le poumon ou la plèvre sont touchés, l’expectoration renferme des grains jaunes ; on note de la pleurésie. Signalons enfin le développement d’abcès prévertébraux d’allure ossifluente.

Pronostic. — Le pronostic est très grave, la mort est la conséquence habituelle de l’alïection.

Les symptômes que nous venons d’énumérer permettront, par leur singularité, d’éliminer l’hypothèse de cancer et feront songer à l’actinomycose. Seule la vérification histologique des grains caractéristiques permettra d’affirmer la nature de la maladie.

L’examen des crachats, du pus des abcès et fistules, des mucosités ramenées par l’olive de l’explorateur ne doit donc pas être négligé.

Prophylaxie et traitement. — Les conditions étiologiques précitées dictent les précautions à prendre pour éviter l’infection actinomycosique. L’habitude de porter à la bouche des brins d’herbe, de céréales expose à la contamination. De même, celle-ci peut être causée par l’ingestion de légumes, de viandes insuffisamment cuits, chargés (WActiiiomyces.

Quant au traitement, il devra être à la fois médical et chirurgical. L’administration de l’iodure de potassium ne donne malheureusement pas les résultats que l’on en espérait ; néanmoins il devra toujours être employé. Il faudra surtout ouvrir les abcès, mettre à l’air les tissus malades, et remonter l’état général par l’emploi des toniques.

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