VII. — KYSTES HYDATIOÜES
Les kystes hydatiques du corps thyroïde sont extrêmement rares, et Vitrac (1) n’a pu en réunir qu’une vingtaine d’observations.
La tumeur est uni ou multiloculaire. Elle siège en général dans un seul lobe, mais peut envahir la glande tout entière, atteignant parfois le volume des deux poings. Celle-ci tantôt se trouve réduite à une mince couche lamelleuse, tantôt a été refoulée d’un côté, et même peut se trouver hypertrophiée ou fdjreuse.
La tumeur a une évolution lente, graduelle et indolore. Elle est de forme régulière, parfois bosselée, coupée par des bandes musculoaponévrotiques. On peut observer des phénomènes de compression, surtout du côté de la trachée et de l’œsophage, et parfois on a vu le kyste s’ouvrir dans un de ces conduits. Il j)eul se rompre aussi dans le tissu cellulaire en provoquant une poussée d’urticaire.
Le diagnostic est rarement fait. Ouant au traitement, sans doute l’énucléation ou même une , thyroïdectomie uni-lobaire sont les méthodes idéales ([ue l’on devra suivre si leur application ])araît facile, mais l’incision déclive et la fixation à la peau peuvent, là comme ailleurs, parfaitement suffire.