‹ Bouclier de la foiChapitre 1 sur 68 · ET TRÈS-PUISSANT PRINCE MONSEIGNEUR · texte numérisé non relu

ET TRÈS-PUISSANT PRINCE MONSEIGNEUR

LE PBINCB BB GAttm» DUC DB CORNOUAILLB , COMTE DE CHESTER, ETC., FILS ET HÉRITISa DU SÈRÉNISSUIB BOI JACQUES I ROI DB LA ftRAHDE-BmSTAGNE, ETC.

Monseigneur,

Je mets aux pieds de votre Grandeur ce Bouclier de la Foi, auquel sont peints les combats de Terreur et de la vérité, vous suppliant très-humblement que comme je l'ai fait pour défendre la cause que vous soutenez, aassi il soit soutenu par votre autorité. Votre vertu, qui va plus vite que vos ans, vous rend juge capable de ces matières; et votre débonnaireté, que j*aiexpéri« mentée, me donne cet accès. Joint que je ne pouvais mieux orner le frontispice de mon ouvrage, qu'en y mettant le nom d'un si grand prince, qui étant nourrisson de l'Eglise, sera un jour son père nourricier. Qui, ayant sucé la piété avec le lait, et marchant parles traces du roi son père, n'a eu besoin, pour se former à la vertu, d'autres exemples que des domestiques. Ëtant fils d'un grand roi, dont des actions sont règles, et les paroles sages instructions. Duquel le zèle n'étant point limité des limites de son empire, fait sentir ses effets aux provinces lointaines. De la bouche duquel, Monseigneur, vous avez appris com- *bien au métier de commander il y a de difficultés. Comment celui que Dieu a favorisé plus que tous, a aussi un plus grand compte à lui rendre. GommeiU

c'est chose doublement louable en un prince d'obéir à la volonté de Dieu: parce qu'il a i^lus de moyens d'accomplir la eicnne. Combien il est mal aisé de procurer à tant de personnes le repos par son travail, et garantir leur dormir par sa vigilance. Combien il lui est nécessaire d'avoir autour de soi des personnes vertueuses, desquelles il emprunte les yeux et les oreilles, de peur qu'il ne soit le dernier à connaître la vérité. Combien soigneusement il doit régler ses actions, puisqu'elles sont exposées en vue à des millions de personnes et contrôlées d'un chacun, Comineni toute cette sagesse doit être armée de courage, parct qu'un prince vertueux doit faire état d'avoir le diabl< pour ennemi. Ces sainles însiruciions, Hohseigheur, qui vous sont familières, et les dons de nature dont Dieu vous a libéralement doué, vous appellent à grandes choses, et promettent de grands elTets, ei remplisseni d'espérance tous ceux qui craignent Dieu. Lesquelf vous considèrent comme une plante que Dieu a pian'iér, qu'il cultive de sa main, qu'il arrose de sa grâco, qu'd fera un jour fructitîer à sa gloire. De ma pari, ^i je ne puis rien contribuer à voire louange, j'apperlerai mes vœux pour votre prospérité, espérant r|ui vouç aurez mon affection agréable, et me tiendres,

UoNssicnBun,

pour votre très-humble et très-obéissant serviieui

Du U014.1N.

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