‹ Bouclier de la foiChapitre 20 sur 68 · ARTICLE XV · texte numérisé non relu

ARTICLE XV

Nous croyons qu*en une même personne, à savoir Jésus-Christy les deux natures sont vraiment et inséparablement conjointes et unies, demeurant néanmoins chacune nature en sa distincte propriété; tellement que comme en cette conjonction la nature divine retenant sa propriété est demeurée incréée» infinie» et remplissant toutes choses; aussi la nature humaine est demeurée infinie, ayant sa forme, mesure et propriété. Et même combien que Jésus-Christ en ressuscitant ait donné immortalité à son corps, toutefois il ne loi a 6té la vérité de sa nature. Et ainsi nous le considérons tellement en sa divinité» que nous ne le dépouillons point de son humanité.

ARTICI-E Xyi.

Nous croyons que Dieu envoyant son Fils a voulu montrer son amour et bonté inestimable envers nous» en le livrant à la mort et le ressuscitant pour accomplir toute justice» et pour nous adquérir la vie céleste.

ARTICLE XVn.

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Nous croyons que par le sacrifice unique ({ue le Seigneur Jésus a offert en la croix», nous sommes réconcir ciliés à Dieu» pour être tenus et réputés justes devant lui, parce que nous ne lui pouvons être agréable»^ «i

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éire participants (le son adoption, sinon d*autant qii*!l nous pardonne nos fautes, ^t les ensevelit. Ainsi nous protestons que Jésus-Christ est notre lavement entier et parfait ; et qu'en sa mort nous avons entière satisfaction pour nous acquitter de nos forfaits et iniquités dont nous sommes coupables, et ne pouvons êtredélivrés que par ce remède.

Cela veut dire que le Fils de Dieu ne nous rend pas justes véritablement, ni digneBd'étre aimés de son Père ; mais nous laissant dans r ordure du péché, il répand pour nous à ce que son Père n'exerce sur nous sa vengeance , et il fait en un mot que nous soyons tenus pour gens de bien et justes: ainsi traités comme tels, encore que nous soyons en effet injustes, méchants, pleins de péchés. Dont suit que non-seulement Dieu se trompe, réputant justes ceux qui ne le sont point, le pouvant être par sa grâce qui n'est pas si faible qu'elle ne les puisse rendre tels, puisque TA pâtre a dit que où abonde le délit, là a superabondé la grâce (aux Rçm. V, 20).

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