‹ Bouclier de la foiChapitre 65 sur 68 · XXII. Le vingt-deuxième article eftX ^^TiVa^V · texte numérisé non relu

XXII. Le vingt-deuxième article eftX ^^TiVa^V

présumons point de pouvoir mériter envers Dieu. Silàdessus on demande : Mais ne pouvons-nous pas mériter par la grâce de Dieu? je réponds que cette même grâce est ce qui nous empêche de mériter; car pour cette cause m bonnes œuvres ne sont point méritoires, parce qu'elles pr(H cèdent de la grâce de Dieu. Il n*y a point de mérite à recevoir une grâce.

XXIU. 11 est faux que nous disions qu'il est impossib^e^de garder les commandements de Dieu, même avec son aide. Puand il plaira à Dieu de rendre un homme parfait et saos péclié, nul ne le pourra empêcher , ni poser des limites à Tefiicace de son Esprit.

XXIV. Il est très-faux que nous disions que Dieu nedooDe point de récompense aux bonnes œuvres.

XXV. Il est faux que nous tenions pour chose assurée que les saints soient tous égaux en gloire. Cela n'étant point un article nécessaire à salut, nous ne condamnons personne làdessus, et souffrons que chacun sente là-dessus ce qu'il estime plus probable. Mais le pape, qui donne à quelques-uns un degré de gloire par-dessus le vulgaire des saints, est obligé à soutenir cette inégalité.

XXYI. Il est faux que nous disions qu'il ne faut point user de rimposition des mains dont les Apôtres ont usé en Samarie et en Ephèse. Quiconque aura la vertu de conférer par rimposition des mains les mêmes grâces miraculeuses, et le don des langues que conféraient les Apôtres, fera bien de s<^ servir de la même cérémonie.

XXVII. Il est faux que nous disions que le précepte d'oiodre les malades d'huile , dont parle saint Jacques , ne doit être pratiqué en l'Eglise ; nous savons que non-seulement les Apôtres , mais aussi leurs disciples après eux, s'en sont utilement servis pour la guérison des malades. Quiconque par cette onction pourra faire les mêmes effets miraculeux, fera bien d'user de la même cérémonie. :

XXVIII. Finalement il est faux que nos églises croient et I enseignent que la prière pour les morts n'a point été ancien- I oement en usage. Seulement nous disons que la première | antiquité, dont l'exemple nous doit servir de loi» n'a point eu cette couUini^^ ^l Q^<b\A<â\i\i{6Y^V^^>30AitÂit^ Quant

DU SIEUR ARNOtJX. 643

Macchabées, il ne nous importe de savoir si alors on it pour les morts ; car encore que les livres des Maccba- 3 soient pleins de fables , et que cette histoire nous soit )ecte, si est-ce que, quand même elle serait vraie, notre gion ne se règle point par les actions des Juifs, mais par commandement de Dieu. Joint que la prière pour les rts, dont est là parlé, est faite « ayant égard à la résurection, V et non pour tirer les âmes du purgatoire, ie lecteur équitable considérera avec quels gens nous ms à faire, puisque de vingt-huit articles , dans lesquels comprend notre religion, il n'y en a que quatre qui ressentent au vrai et sans calomnie notre doctrine; et elle espérance y peut-il avoir de vider nos différends par Parole de Dieu, puisqu'on nous astreint à prouver par la rôle de Dieu des choses que nous ne croyons pas? Gom- 3nt proposeraient-ils fidèlement notre créance à leurs uples, puisqu'ils la déguisent à nous-mêmes?. Posez le s que notre religion soit aussi pleine d'erreurs qu'elle est inte, juste et véritable ; mais pourquoi , au lieu de tâcher nous tirer d'erreur, tâchenMls à nous y enfondrer? pourloi s'étudient-ils à nous empirer, au lieu de nous amener? Ou estiment-ils que nous ayons oublié notre religion, ; qu'il faille venir à eux pour la rapprendre? De même façon sommes-nous traités par M. l'évêque de uçon, en son livre qu'il a fait contre notre Ëpltre, dédiée Il roi. En la page 10 il met notre religion en douze articles, u'il a forgés sur quelques passages de aos auteurs qu'il a ronqués , et qui au bout ne disent pas ce qu'il veut. Ce que lOus prenons pour une justification de notre cause, puis- |ue personne ne nous ose rencontrer de front, ni venir Iroit à nous ; mais tous gauchissent et prennent un biais à Àté , et déchargent leur colère, non contre notre religion, nais contre une autre qu'ils ont forgée à leur plaisir.

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