‹ Bouddhisme chinoisChapitre 125 sur 185 · XV. Cas choisis des deux formulaires. 3i · texte numérisé non relu

XV. Cas choisis des deux formulaires. 3i

mieux vaut en finir avec la vie... Ce moine aura encouru la dégradation, et devra être retranché de la Commit nauJLé. (Comparez le texte du formulant»*, page 217. )

Quatrième cas de degradation des moines.

6) En ce temps-là-, comme le Bouddha se trouvait dans le pays de VaièalÇy la famine vint à sévir. Les grains devinrent très chers, et le peuple souffrit de la faim. Naturellement les quêtes des moines se ressentirent de cet état de choses. Ce que voyant, le Bouddha dit à Anànda de réunir tous les moines du district. Quand ils furent tous assemblés, le Bouddha reçut leurs salutations, s’assit au milieu d’eux, et leur dit: Vu la famine, le produit des quêtes va baisser. Ne restez pas tous ici. Dispersez-vous par petits groupes, les jeunes • moines et ies novices suivant leur parrain et leur maître, et cherchez un refuge et votre subsistance, durant cette saison des pluies,, parmi vos anciens amis et connaissances. Pour moi, je resterai ici. — Les moines se dispersèrent donc dans le pays, par petits groupes, et le Bouddha resta à Vais ali. — Or les moines d’un couvent situé an bord de la rivière P’ouo-k'i-ou, éprouvés eux aussi par la diminution des aumônes, suite de la famine, tinrent conseil et imaginèrent un expédient. Vantons-nous devant les notables, dirent-ils, d’être des arhans, qui possèdent les pouvoirs transcendants, qui pénétrent le secret des cœurs, etc. Vantons-nous aussi les uns les autres, en disant, un tel est un arhan, qui possède les pouvoirs transcendants, qui pénètre le secret des cœurs, etc. Les notables dévots nous croiront, et nous donneront leurs aliments, plutôt qu’à leur femme et à leurs enfants. — Ils tirent ainsi, avec le succès prévu. Il s'ensuivit que, quand les autres moines n’eurent plus que la peau et les os, ceux de la rivière P’ouo-k’iou étaient dodus et vermeils. — Quand la saison des pluies fut passée, les petits groupes des dispersés rentrèrent, maigres, hâves et déguenillés. Quand ils eurent salué le Bouddha, celuici leur adressa les paroles de bienvenue, qu’il adressait à tout arrivant: Avezvous subi des contradictions? Avez-vous obtenu votre subsistance sans trop de difficultés?.. Les moines répondirent: Nous n’avons subi aucune contradiction. Mais, à cause de Ja famine, nous avons soulfert de la faim. — Les moines de la rivière P’ouo-k’iou arrivèrent à leur tour, dodus et vermeils. Quand ils eurent salué le Bouddha, celui-ci leur adressa son salut ordinaire: Avez- vous subi des contradictions? Avez-vous obtenu votre subsistance, sans trop de difficultés?.. Les moines répondirent: Nous n’avons subi aucune contradiction. Nous avons aisément obtenu notre subsistance. — Comment cela se peut-il, alors que tout le pays est affligé par la famine? demanda le- Bouddha. — Tout fiers, les moines lui dirent le truc dont ils avaient usé. —

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