‹ Bouddhisme chinoisChapitre 126 sur 185 · XV. Cas choisi s des deux formulaire · texte numérisé non relu

XV. Cas choisi s des deux formulaire

Le Bouddha n’en crut pas ses oreilles. Possédez-vous vraiment les dons dont vous vous êtes vantés? demanda-t-il. — Peu importe! répondirent les moines — Alors les écluses oratoires du Bouddha s’ouvrirent toutes grandes, et déversèrent sur ces menteurs un déluge d’imprécations... Imbéciles! Si vous possédiez vraiment des dons transcendants, vous devriez les taire, les cacher. Et vous vous vantez faussement de ceux que vous ne possédez pas ! — Ensuite, s’adressant à tous les moines, le Bouddha dit: Ueux sortes d’hypocrites sont particuliérement détestables. D’abord, ceux qui prétendent être chastes, 'alors qu’ils ne le sont pas. Puis ceux qui se donnent des qualités qu'ils n’ont pas, pour le bien de leur bouche et de leur ventre. Ce que ceux-là acquièrent, par leurs mensonges, est volé (car si le donateur avait su la vérité, il ne leur aurait rien donné). Ils sont voleurs au premier chef. — Puis, revenant aux moines dodus, le Bouddha les chapitra encore une fois du haut en bas, et conclut en ces termes : Ce que ces imbéciles ont fait, d’autres pourront être tentés de le refaire, Je prescris donc que désormais soit inséré dans le formulaire le texte suivant: Si un moine imbécile s’est vanté en ces termes: Moi je possède des dons transcendants, j’ai acquis la science supérieure des Sages, j’ai eu telle révélation telle vision... Si ensuite, par contrainte ou librement, il se rétracte et convient avoir menti... Que ce moine soit dégradé, et retranché de la Communauté 1 ,

Premier cas de pénitence des moines.

7) En ce lemps-tà le Bouddha circulait dans le pays de S avaslï. Or un moine, nommé Kia-liou-t’ouo-i, était habituellement si tourmenté par des désirs charnels, que les fatigues de la lutte l’avaient rendu maigre et hàv«r. S’étant bâti une case particulière, il y installa un bon siège, un lit commode, une baignoire pour ses ablutions. Le produit de ses quêtes devenant de plus en plus considérable, dans cette abondance ses désirs charnels s’enflammèrent davantage, naturellement. Après y avoir bien pensé, il ne trouva rien de mieux, que de s’adonner a la masturbation. Bientôt il se trouva apaisé, et devint gras et vermeil. — D’autres moines, ses amis, étant allés le voir, remarquèrent sa bonne mine, et le complimentèrent en disant: Jadis tu étais maigre et hâve, maintenant tu es gras et vermeil; on voit bien que lu habites en paix, et n’as pas à souffrir de la faim. — Il n’y a pas que cela, répondit Kia-liou-t’ouo-i. Jadis j’étais très tourmenté. Maintenant je suis soulagé. Voilà pourquoi, au lieu d'être maigre et hâve, je suis devenu gras et vermeil. — Les autres moines lui dirent: Ce que tu as fait, devrait le chagriner plus que ne faisaient tes anciennes difficultés. Ta paix est un leurre. Ne devons- nous pas, par état, repousser les mauvaises pensées par des pensées meilleures, éteindre la soif de l’amour, et rompre tous les lie.. s.

t. L’incisc exceptant ceux qui ont ajti par simplicité, fut ajoutée, à cause d’un cas, lequel fait suite au précédent dans la Somme, mais n’est pas assez intéressant pour que je le rapporte en entier. Un simplot avoua qu’il s’était vanté de dons qu’il croyait avoir. Le Bouddha prononça >$ ‘fêg & ^ 31! que, puisqu’il croyait les. avoir, il n’avait pas menti, donc pas encouru la censure. Sa sentence fut insérée dans le formulaire.

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