‹ Bouddhisme chinoisChapitre 134 sur 185 · XV. Cas choisis des deux formulaires · texte numérisé non relu

XV. Cas choisis des deux formulaires

pour se débarrasser de lui, porte calomnieusement contre un moine innocent une accusation pouvant causer sa dégradation, et que ensuite, forcément ou spontanément, il rétracte son accusation et avoue l’avoir portée par esprit de vengeance, ce moine devra confesser sa faute devant le chapitre, et sera soumis à la pénitence canonique.

Le neuvième cas étend la même peine, à ceux qui auraient calomnié, par insinuation indirecte, non par accusation directe. — La haine que le moine Ts’eu-ti portait à Ta-p'ouo le Malla, lui endommagea, paraît-il, le cerveau. Il appela «moine Ta-p’ouo » un bélier, et « nonne Ts’eu » une brebis. Puis, quand il eut vu le bélier folâtrer avec la brebis, il affirma avoir vu le moine Ta-p’ouo en rapports avec la nonne Ts'eu. L’examen juridique révéla que le fait était réel, mais que les acteurs étaient un bélier et une brebis, que le moine Ts’eu-li avait ainsi nommés. Le Bouddha fit, à cette occasion, insérer au formulaire le neuvième cas de pénitence, qu’il est inutile de répéter ici (voyez page 243). — Certains auteurs se sont extasiés sur «le nombre de belles âmes» qui illustrèrent le Bouddhisme à ses débuts. Y en eut-il de vraiment belles? et furent-elles nombreuses? Dieu le sait. Par contre il est évident qu’il y en eut, et beaucoup, de hideusement laides. Dans leur simplicité naïve, les petites histoires du Vinaya, en disent long sur ce sujet, et en /ont penser plus encore.

Dixième et onzième cas de pénitence des moines.

13) Ce long document est l’un des plus importants et des plus instructifs de toute la littérature bouddhique. La première partie est pour montrer, que Devadatta, le cousin du Bouddha, se fit moine par entrainement, sans vraie vocation, ce qui explique pourquoi il devint dans l’Ordre la source du mauvais esprit, et finit par faire schisme. — En ce temps-là, le Bouddha séjournant à Anupiyâ, de nombreux membres du clan Sâkya embrassèrent la Loi, et demandèrent à entrer dans l'Ordre. — Il y avait alors deux frères de ce

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