XV. Cas choisis tirs deux /annulaires
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ce moine de ses concessions. A cause de lui, il limita à sept jours la permission de conserver les cinq substances, et lit insérer au formulaire le vingtsixième cas de transgression (page 235).
Vingt-septième cas de transgression de la pauvreté monacal#.
28; Comme le Bouddha séjournait à S’ Jvastï, au couvent de Jetavana, l« mère P'i-clme-kie que nous connaissons, page 383) l’invita à venir, avec tous ses moines, prendre son repas chez elle le lendemain. Durant la nuit, elle prépara toute sorte de bons aliments et de bons breuvages. Le lendemain de grand matin, elle envova sa bonne au couvent, pour avertir que tout était prêt. — Or la pluie tombait à flots, comme quand an éléphant urine (sic). Le Bouddha avait dit aux moines de se faire doucher par cette averse. Ils se tenaient tous dans la cour, absolument nus, recevant la rafraîchissante ondée. — Quand la bonne, arrivée au couvent, eut regarde dans la cour et vu toufv ces hommes nus, elle se dit: Ma maîtresse s’est trompée; ce ne sont pas là des s ra marra ; ce sont des yogi. — Elle s’en retourna donc, et dit à la mère P’i-chee-k’ie : Madame, dans ce couvent, ce sont des yogi, non fies s ram a ii a. — La mère P’i-chee-k’ie, qui était une femme de sens, se dit : Sans doute qu’ils se fout doucher par la pluie; c’est pour cela que cette sotte les a pris pour des yogi... Puis elle dit à la bonne: Retourne vite au couvent, et dis-leur que tout est prêt. — Or, leur douche prise, tous les moines s'étaient retirés dans leurs cellules, et se livraient à la contemplation. La cour était absolument déserte. Quand la bonne fut arrivée, ne voyant personne, elle se dit: voilà qu’ils sont tous partis. — Elle s’en retourna donc, et dit à sa maîtresse: Madame, le couvent est abandonné. — La mère P’i-cheek’ie, qui était une femme intelligente, se dit: Sans doute qu’ils méditent dans leurs cellules; c’est pour cela que cette sotte a cru que le couvent est abandonné... Puis elle dit à la bonne: Retcurne vile, et crie devant la porte: L’heure est venue! Tout est prêt! — La bonne obéit. Arrivée au couvent pour la troisième fuis, elle cria de toutes ses forces: L’heure est venue! Tout est prêt! — Le Bouddha sortit aussitôt de sa cellule et lui dit: Retourne! Nous te suivrons dans un instant. — La bonne s’en retourna. — Or il pleuvait toujours à torrents. — Le Bouddha dit à ses i 2f50 moines, de mettre leur robe et de prendre leur éeuelle. Puis, par son pouvoir transcendant, les enlevant tous aussi aisément qu’un lutteur replio et élend son bras, il les transporta, à travers les airs, chez la mère P’i-cbee-k'ie. et les déposa sur les sièges préparés pour eux, sans qu'une goutte de pluie eût mouillé leurs
40^ XV. Cas vhoisis des deux formulaires.
律 丘現中 長乐# W 習洛 盡形食 比形尊 白怯毗 卷以 有時壽 得而尊 梵時形 壽盡丘 壽言世 母舍 十此 雨六常 安說歎 行有壽 供形隨 供諸萼 白怯 一 因衣羣 安隱頌 言於諸 供絵壽 病給病 言世母 綠猶比 樂樂曰 善二賊 給復供 藥復比 欲尊如 具 课 TL 哉宜 i 比白給 盡白丘 遠言來
白形聞 爾得歡 善無姪 丘世復 形世若 行或不 世而佛 時天奪 哉失女 雨尊白 壽尊不 比有與 尊裕聽 肚上施 毗其往 洛言陴 i 共言得 丘諸人 世時比 尊處飮 舍中至 衣我言 給諸隨 或客過 尊諸 丘與所 食住年 H: 後晨 tt 復病病 以比願 鲥 比侑毗 母少丘 白朝尊 白比食 食丘蚍
時丘音 舍得持 此比足 世遣聽 世丘便 故從舍 以 聞确怯 無戒事 丘所尊 婢阿尊 不命 而遠怯 此其洛 母漏佛 如尼語 曹至那 言得終 不方# W 中衣 種聖弟 實俑言 我僧頻 隨若 及來復 錄 fî 卽 糙道子 何生汝 有伽頭 病病得 伴不白 集 少一方 以不等 小藍國 比藥隨 願知佛
S 柴求喜 快 慧稅及 :跋丘 曲 闕病唯 行我可 > 匕學闹 卽樂伏 信盡今 提盡尊 看藥願 比與辦 丘戒洛 從無慳 樂形年 河鉍冨 病病世 丘各願 汝知么 坐可嫉 檀壽壯 邊形聽 願得尊 食比與 所慚 不起 喩 心越與 何見雨 比 世差聽 盡丘找 為饨捨 im 時比不 諸中丘 尊願我 形食佛
JtV>? Cas choisis îles deusto formulaires.
habits. — Quand la bonne revint à la maison, après avoir bien pataugé, elle trouva tous les moines déjà installés. Vraiment, se dit-elle, ce Vénérable est puissant. Parti après moi, il est arrivé avant moi, avec tout son monde,' — La mère P’i-cbee-k’ie régala de son mieux le Bouddha et tous ses moines. Quand ils furent bien repus, elle s’assit sur un siège bas, devant le Bouddha, et lui dit: Veuillez m’accorder ce que je vais vous demander. — Je n’ai pa> l'habitude, dit le Bouddha, d’accorder avant de savoir. — Si mes demandes sont raisonnables, me les accorderez-vous? — Dites d’abord; lit ie Bouddha. — Alors la mère P’i-chee-k’ie dit: Je vous fais huit demandes. — Je demande que, quand il arrivera des hôtes au couvent de Jetavana, on cherche chez moi leur pitance, tant que je vivrai. — Je demande que, quand il passera des voyageurs, on prenne chez moi ee qu’il faudra pour les traiter. — Je demande que, quand il y aura des malades, ayant besoin, pour pouvoir guérir, d’aliments- spéciaux, on prenne ces aliments chez moi. — Je demande que, quand il faudra, pour les malades, des médicaments extraordinaires, ou s’adresse à moi. — Je demande, que l’on prenne chez moi la nourriture des. gardes-malades, afin que* n'ayant pas à quêter, ils puissent s’acquitter de* leur office plus à loisir. — Je demande à fournir le gruau, pour ceux ( vieillards ou infirmes) qui ont la permission de boire du gruau. — S’il faut en» croire ma bonne, il paraît que, quand les moines se font (toucher par la pluie, ils se mettent tout nus. Permettez-moi de leur fournira tous un sarrau de bain, ma vie durant — Enfin, en passant prés de la rivière, j’ai.vu de mes propres yeux des nonnes qui s’y baignaient toutes nues. De mauvaises filles, des courtisanes qui se baignaient aussi, s’approchèrent d’elles et leur, dirent: Vous- êtes encore jeunes et pas laides. Consacrez plutôt votre jeunesse à l’amour* et vos vieux ans à la dévotion... Ces paroles firent impression sur quelques jeunes nonaes. Je demande à fournir, ma vie durant, un peignoir de bain, à toutes les nonnes... Voilà mes huit demandes. — Bien! dit le Bouddha, très bien, mère P’i-chee-k’ie. .Vous êtes une femme pratique et une adepte zélée. Je vous accorde vos huit demandes. — Et le Bouddha. encouragea la mère P’i-chee-k’ie par la strophe suivante: Ceux qui, avec joie, ont fourni leur subsistance au disciples du Bouddha, et fait du bien à tous, supérieurs à l’avarice et à la partialité; ceux-là recevront joie pour joie, paix et bonheur éternels* dans les demeures célestes. Ils obtiendront le fruit complet de la. voie sainte, le bonheur et la vertu, une félicité parfaite. Ils renaîtront dans les cieux, pour y être toujours paisiblement hem eux. — Après avoir ainsi encouragé la mère P’i-chee-k’ie, le Bouddha se leva, et rentra au couvent avec ses moines. - Or les Six abusèrent aussitôt de la permission d>aveir une toile pour le bain. Ms quêtèrent de la toile, sous ce prétexte, en toute saison, et en firent ce qui leur plaisait. De plus* quoiqu’ils eussent des toiles, ils se faisaient encore doucher nus par la pluie, quand cela leur convenait. — Les moines consciencieux informèrent le Bouddha, qui chapitra les Six une fois de plus, et fit insérer au formulaire le vingt-septième cas de transgression (page 235), lequel oblige à se servir d’une toile, et défend de la quêter hors du. temps fixé. — Le Bouddha dut encore revenir sur cette fameuse toile, pour en régler mathématiquement les dimensions (cas 89 de ■coulpe, page 249 ).
洲 爾時 佛在毗 闘若夏 穸 居佛告 阿難汝 往語毗 齣砮 婆羅門 我受汝 •复 安居訖 今砍 人間遊 行 阿難承 佛敎 往至毗 若够 羅門所 語粱 羅門言 如來 語汝 我受 汝請夏 安居訖 今砍 人問 遊行 時毗 蘭若赞 羅門 間世 尊如是 語卽恺 忿 我無利 無 善利我 無得無 善得何 以故找 請沙 門瞿 曇及僧 九十日 中竟不 供 養時毗 §) 葑 赞羅 門與阿 難 俱往肚 尊所禮 佛足 却任 一 面時 壯尊漸與毗蘭妗资羅門銳微妙法鉍歡喜心卽白佛言哎願肽尊次比丘僧受我明日請世 尊默 然受講 婆羅門 見壯 蓐默 然受 請卽 從坐 积禮佛 足三 0而 去還 其家 卽夜辦 具種捕 好 食明 0 白佛時 钊 («: 尊著衣 待鉢及 比 丘僧 五百人 俱往詣 其家 糾已就 座而 坐時獎 羅門行 補 種好會 :飯 佛及比 丘僧 悉佘滿 足貧訖 各 自收鉢 赞羅門 以三 衣施 佛諸比 丘各施 二 衣爲 夏安 居故 時諸比 丘不 受衣 .卽語 筂主言 世尊未 II 受复衣 時諸比 丘以 此因綠 具白 世尊怫 告諸比 丘聽 受夏衣 時六 羣比 丘間此 尊聽 3 赵衣春 II 冬一 切時常 乞衣安 居未覔 亦乞 衣亦受 衣 時 跋難陀 釋子在 I 處安届 竟 閜異處 复 安居比 丘 大得利 養衣 卽往彼 安居燧 問 諸人 # 所 得夏安 居衣爲 分未 耶答言 未待來 我與汝 分很吏 至餘 處如 是非 一皆問 罾汝 得 安居衣 分未 耶答言 夫待 來我 與汝 分時跋 難陀宓 處分衣 大得衣 分持來 ^ 祇桓 稍舍諸 比 1見 已龉 跋難陀 言 世尊鸱 音 三衣三 衣外不 聽音長 衣 此桂誰 衣耶级 難陀 答言 處返有 夏 安居得 衣我於 彼得是 分來 諸比丘 間已 中有少 欲知足 行頭陀 樂學 戒知慚 愧者訶 實六 羣比丘 跋難陀 釋子 以此因 絲具白 世尊 ^ 荩以 無駿 方他訶 貴六羣 比丘议 難陀 釋千 已告 諸比丘 不得 一切 時春夏 冬宮乞 衣亦不 得安 居无竟 亦乞衣 亦受衣 不得 異處安 居異 處受 夏衣分 0 爾時 世尊 在舍衞 國時波 斯 匿王境 內人民 有反叛 者時 王遣二 大& 名利 師達多 富 ■那壬 敕馊 征時 二大 ^; 作楚 <1 我等八 二 8 征未 知爲得 還不 我券常 眾僧臭 安居竟 為僧
Vingt-huitième cas de transgression de la pauvreté monacale.
2?) î.e Bouddha avail passé la saison des pluies chez le Brahmane P'iton-jao. La saison étant terminée, il dit à Ânanda: Va dire de ma part au Brahmane P’i-lan-jao: merci de votre hospitalité; je vais reprendre la vie errante. — Ananda fit au Brahmane la commission dont le Bouddha l’avait chargé. Alors P’i-lan-jao se dit: Je n’ai pas bien fait; pas aussi bien que j’aurais pu faire. Après avoir invité Gautama et ses moines à passer chez moi les 90 jours de la saison des pluies, je ne leur ai donné aucun repas... Et le Brahmane P’i-lan-jao alla avec Ânanda trouver le Bouddha, qui lui adressa de bonnes paroles. Tout réjoui, le Brahmane dit au Bouddha: Veuillez, vous et vos moines, accepter de moi un repas demain. — Le Bouddha accepta l’invitation par son silence1 . — Alors le Brahmane le salua, se retira, et fit les préparatifs d'un grand repas. — Le lendemain, dès le matin, le Bouddha s’habilla, prit son écuelle, et, accompagné de 500 moines, se rendit chez le Brahmane. Celui-ci les fit tous, asseoir, par ordre; puis il leur distribua d’excelleuts aliments, dont tous mangèrent tout leur soûl. De plus, le Brahmane remit trois vêtements complets au Bouddha, et deux à chacun de ses moines. Le cas n’étant pas prévu, les moines n’osèrent pas accepter. Je vous permets d’accepter, dit le Bouddha. Ces habits seront votre part de la distribution annuelle. — Dès que les Six surent que le Bouddha avait permis d’accepter des habits offerts, ils en quêtèrent en toute saison et se les approprièrent sans scrupule. — Le moine Pa-nan-t’ouo, qui avait passé la saison des pluies dans un endroit (et y avait reçu sa part de vêtements neufs), alla vite dans un autre endroit où des moines passaient la saison des pluies, et leur demanda: avez-vous partagé les habits?.. Pas encore, dirent les moines... Alors, dit Panan-t’ouo, je vais vous rendre ce service. Et il lit pour eux le partage, réservant sa part, bien entendu. Il fit de même, successivement, pour plusieurs autres groupes; si bien qu’il finit par rentrer à son couvent, avec une charge d’habits neufs. — Les moines consciencieux portèrent le cas des Six, et celui de Pa-nan-t’ouo, à la connaissance du Bouddha. Celui-ci blAma, et les Six, et Pa-nan-t’ouo. Il n’est pas permis, dit-il de quêter des habits en n'importe quelle saison (mais seulement vers la fin de la saison des pluies). Il n’est pas permis non plus, à la fin de la saison des pluies, de prélever sa
part sur plusieurs distributions. Comme le Bouddha se trouvait dans
le pays de SrJvasfi. une révolte éclata parmi les sujets du roi Prasenajit. Celui-ci chargea deux officiers fervents Bouddhistes, d’aller étouffer co mouvement. Nous partons pour la guerre, se dirent ces officiers, et ne savons
t. Eu ne refusant pas. C’est le mode d’acrcplation bouddhique. Si l'invité manifestait sa satisfaction, il montrerait un désir, une attache. S'il manifestait quelque reconnaissance, il diminuerait le mérite de rein» qui l’invite, icquel se fait du bien, en lui en faisant. Donc, acceptation par le silence, par le non-refu>.