‹ Bouddhisme chinoisChapitre 154 sur 185 · XV. Cas choisis des deux formulaires · texte numérisé non relu

XV. Cas choisis des deux formulaires

quand nous reviendrons. En tout cas nous ne serons pas de retour avant la tin prochaine de la saison des pluies. Nous ne pourrons donc pas faire aux moines, à l’époque ordinaire, la distribution d’habits que nous avons coutume de leur faire. Il faut donc avancer le terme de cette distribution. — Les deux officiers ayant fait dire aux moines, qu'ils leur donneraient un grand repas et des habits neufs le lendemain, le temps n' étant pas venu, les mornes n’osèrent pas accepter. — Les officiers leur dirent qu’il leur fallait partir pour la guerre, pour un temps indéterminé. — Les moines consultèrent le Bouddha, lequel jugea la raison valable, permit d’accepter repas et habits, et composa, de tous les cas ci-dessus énumérés, le vingt-huitième cas de transgression «Si, pour un motif pressant, des vêtements lui sont offerts dix jours avant la fin de la saison des pluies, le moine peut et doit les accepter. Ces habits seront sa part de la distribution annuelle. 11 ne lui sera pas permis d’en demander, d’en accepter d’autres ».

Deuxième cas de eoulpe, des moittôs.

30) Les SÎX maltraitaient les antres moines,- et les défioffragedefit paf leur brutalité. Le Bouddha stigmatisa leur conduite, par l’apofogue suivant: Un Brahmane du pays de Tch’a-cheu-louo, avait un bœuf, qu’l! nourrissait et soignait jour et nuit de son mieux. Or un notable du même pays, fit crier sur le marché et par les rues,- <fu’il donnerait mille ortees d’argent, à celui dont le bœuf tirerait, comme le sien, cent chariots â la fois. — Le bœuf du Brahmane ayant entendu le Crîeur public1, se dit: Voilà l’occasion de prouver ma reconnaissance au maître, qui me nourrit et me soigne si bien... Il dit ail Brahmane: On vient d'annoncer, que le propriétaire du bœüf qai tirera cent chariots, recevra mille onces d'argent. Accepte/, le défi. Attelez-moi, et je gagnerai pour vous cette prime. — Le Brahmane accepta donc le* déli. Devant une foule immense, il attela sou bœuf, pour le concours. Mais, tout en l’attelant, il crut devoir lui adresser quelques termes de mépris (comme le veut la politesse orientale, quand on parle de soi on de ses propriétés ). Ces insultes brisèrent le courage du bœuf, qui ne tira pas, et lut vaincu. Le Brahmane perdit mille onces d’argent. — * Il en lit, à son bœuf, de sanglants reproches. Je t’ai toujours si bien nourri, si bien soigné, lui dit-il-; pourquoi m’as- tu fait perdre tant d’argent? — Pourquoi, dit le bœuf, as-tu brisé mon courage, par tes injures immotivées? Veux-tu que je te prouve, que c’est cela uniquement (jui l’a fait perdre? Va provoquer ton vainqueur à une revanche. Propose

1. Les an i maux bouddhiques, sont «loués rie r;iison, et peuvent parler quanti ils le veulent, étant «le menu; nature que l’Iiomiuc, «les âmes qui expient. Ils se taisent «l’ordinaire, par honte.

À ^ . Cas choisis des deux furnmlairc^.

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