‹ Bouddhisme chinoisChapitre 167 sur 185 · XV. C<ta choisi* îles deux formulaires · texte numérisé non relu

XV. C<ta choisi* îles deux formulaires

C'est inexact. Cessez de caiomnier le Bouddha. Il n'a pas dit ce que vous prétendez. Tout au contraire, il a enseigné maintes fois, qu’il faut renoncer à toute attache, à toute convoitise; que l’amour est un feu qui ravage !e monde, une chaîne qui lie les humains. Il a comparé celte passiou, à un goutï’re embrasé, à une torche incendiaire, à un glaive acéré, à un reptile venimeux, etc. Ces comparaisons sont-elles conciliables avec l’opinion que vous soutenez? Certainement non!.. Le Bouddha nous ayant tant exhortés à éteindre la soif de l’amour, à renoncer à tout lien de famille (littéralement nid-terrier; voyez la note, page 337), à toute affection, pour obteuir le nirvana. comment peux-tu prétendre qu’il ait dit, que la luxure n’est pas un obstacle au fruit de la Loi? — Mais les moines eurent beau l’exhorter; A-lit’ouo persista mordicus dans son opinion. Toutes vos raisons, dit-il, n’infirment pas le fait. — Alors les moines portèrent le cas de A-li-t’ouo, à la connaissance du Bouddha, dans les formes ordinaires. Le Bouddha envoya quérir A-li-l’ouo. Celui-ci se présenta aussitôt, salua, puis s’assit de côté. — Est-il vrai, ô A-li-t’ouo, lui demanda le Bouddha, que tu as prétendu m’avoir entendu dire, que la luxure n’est pas un obstacle au fruit de la Loi? — Vous l’avez dit, répondit A-li-l’ouo. — Quand et comment? demanda le Bouddha ; moi qui ai exigé tant de fois, et avec tant de véhémence, que l’on renonçât à tout amour et à toute attache. — A-li-l’ouo n’ayant pu spécifier, ni le temps, ni les circonstances, le Bouddha l’accabla d’un torrent d’invectives, puis institua, à son occasion, le rit de la censure publique et solennelle. — Voici comment vous procéderez, dit-il aux moines. Que le chapitre députe un moine sachant parler avec autorité. Celui-ci dira ainsi: Véuérable chapitre, veuillez m’entendre! Cet A-li-t’ouo a prétendu, que le Bouddha aurait dit, que la luxure n’est pas un obstacle au fruit de la Loi. Si le chapitre le juge opportun, si le chapitre l’a pour agréable, Ja censure suivante est prononcée contre ce moine: « O A-li-t'ouo, ne répète plus ce que tu as dit. Ne calomnie plus le Bouddha. Il n’a jamais dit, ce que tu prétends. Il a dit très souvent le contraire». Que les membres du chapitre qui sont pour, se taisent; que ceux qui sont contre, le disent. Une fois, deux fois, trois fois! Le chapitre a consenti; c’est ainsi que j’interprète son silence. La censure est infligée. — Enfin le Bauddha dicta le soixante-huitième cas de coulpe (page 247), et ordonna de l’insérer au formulaire.

Soixante-seizième cas d? coulpe, des moines.

47) Les moines s’étant disputés, les Six le surent. Quand l’affaire fut arrangée, ils la ravivèrent, par leurs rapports. Ainsi plusieurs fois de suite. —

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