‹ Bouddhisme chinoisChapitre 35 sur 185 · V. Instruction · texte numérisé non relu

V. Instruction

siiiT les préceptes des novices irrasciilins.

Texte tiré du Üf + ff 1$ œuvre d’un moine inconnu,

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t. Il est de précepte, pour tout novice, de ne jamais blesser, mutiler,, tuer, aucun homme ni animal. Pense à l’affection que portent à cet homme,, ses parents, son maître, ses amis. Traite bien tous les hommes; tu t’en trouveras bien; toi-même, et tu procureras la délivrance de tes parents. N’aie de haine pour personne, n’inGrimine personne, de peur que le trait que tu auras lancé, ne se retourne contre toi. Epargne aussi les animaux, même les plus petits, les vers et les insectes, qui rampent, volent ou grouillent. Sois bon pour eux, fais-leur du. bien, rends-les contents. — Songe qu'un laïque a dit. que le sage ne mange pas des animaux qu’il a vu tuer, dont il a entendu les cris; de ceux qui ont été mis à mort à cause de lui, pour le nourrir ou le fêter (allusion à un texte du philosophe chinois Mong-tzeu). Quand tu verras par hasard tuer un animal, aie compassion de lui, et proteste intérieurement en ces termes: Si cela élait en mon pouvoir, dans tout ce pays, personne ne tuerait. — Garde-toi aussi de blesser ou de détruire, sans nécessité, les végétaux, herbes et arbres. — Le novice qui enfreint cette règle, n’a pas ce qu'il faut pour son élut.

2. Il est de précepte, pour tout novice, de ne jamais commettre aucun acte de vol ou de brigandage. Ne faire subi.r aucun tort à autrui, fût-ce le plus minime. Tenir de tout son cœur à la justice, et ne jamais mettre sa bouche au service de l’iniquité. Ne jamais acheter, ni louer, des esclaves, des enfants de service; ne pas les accepter en don, s'ils étaient offerts. Ne jamais porter d’habits précieux, de perles, de bibelots rares. Ne jamais se servir d'un siège élevé, orné de tentures. Que les habits couvrent la nudité, mais soient dépourvus d’enjolivures. Que les aliments conservent la vie, mais ne flattent pas le goût. Défense d’amasser des grains, surtout cet argent qui ne mérite que le mépris. Si quelqu’un en offre, il ne faut pas accepter. Si on Ta accepté, on ne peut pas le conserver, mais il faut le distribuer aux pauvres. Tout lemonde ne dit-il pas, que, ne rien convoiter, est le fondement de toute vertu?

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