VI. Règles des novices masculins
par le plus court chemin. Qu'il «lise exactement ce qu'on l’a chargé de dire, et note soigneusement la réponse dans sa mémoire. Qu’il ne flâne pas. Qu’il ne passe pas la nuil dehors. Qui I ne dil ute ni n’interpièle son message. Qu’il marche, dehors, composé, et modeste.
Défense, à tout novice, d’entrer dans !a cellule d’un moine «le degré supérieur. m ce n’est pour quelqu'une des trois raisons suivantes: S’il est envoyé par son parrain ou par son maille. S’il doit y faire un servie»;. S’il a permission de demander à ce moine l'explication d’un texte.
Quand un novice doit «mirer dans une cellule, qu'il fiappe d’abord trois fois, du bout des doigts. Qu’il ne se tienne pas devant celui qu’il visite, mais de côté. Qu'il ne s’asseoie pas, de lui-même. Qu'il n'intercepte pas le feu du foyer, ni la lumière de la lampe. Qu'il ne parle pas de choses et d'autres. Que, les mains jointes selon la règle, il dise en peu de mots ce pourquoi il est venu. Si on l'oblige a s’asseoir, qu’il ne croise pas les pieds. Qu'il ne discute ni ne contredise. Qu’en sortant, il marche droit devant lui, et pa> ;i reculons.
Quand un novice est envoyé seul au loin, il doit pouvoir dire exactement, aux laïques «jui le lui demanderont, le nom de son parrain, depuis quand il esl moine, (fou il est originaire. Item, pour les trois mailles préfets, censeurs) du couvrit. U doit aussi savoir dire, exactement et sans hésitation, la date de son entrée au noviciat, année, mois, joui1 et heure.
Quand un novice eiitre dans l’étuve ( bain de vapeur commun), il doit baisser les yeux. Il ne doit pas s’approcher des anciens qui s’y trouvent. Si reux-ci récitent des textes, il ne doit pas les troubler en leur adressant la parole. Il est défendu de jeter de l’eau à un au lit, ou dans le foyer. Défen>e de gaspiller l’eau, de répandre l’huile, de casser les vases, de stationner «ians l’étuve indéfiniment, d’y laver ses habits.
Quand un novice va aux cabinets, voici les règles à observer... Qu’il r aille dès qu’il en sent le besoin (afin de n’èlre pas trop pressé). Qu’en y allant, il ne regarde pas à droite et à gauche. Qu’ii frappe à la porte, trois fois, «tu bout des doigts. Si le cabinet est occupé, qu’il ne presse pas l’occupant de sortir, mais fiappe à la porte du cabinet suivant. Qu’il fasse ses besoins, sans efforts violents, et sans abaisser ses regards. Qu’il ne remue pas la cendre (qui remplit la fosse). Qu'il n’asperge pas les murs. Quand il aura fini, qu’il se lave les mains. Défense de toucher aucun objet, avant celle ablution. — Défense encore de cracher contre les murs. Défense de laisser errer ses yeux. Défense de foire des dessins, avec une baguell»; verte ou calcinée, sur les murs ou sur le sol. Défense de stationner iudeliuinie.nl. En allant aux cabinets et en en revenant, on ne salue personne, mais ou *«* range seulement.
Complément.
Quand son maître lui parle, il est défendu au novice de répliquer, et de s’obstiner dans sou propre sens.
Le novice ne salue pas son maître, dans les cas suivants: Quand le maître est occupé à se laver la tête. Quand il est plongé dans la méditation. Quand il se promène. Quand il mange. Quand il explique un texte. Quand on le rencontre de biais, pas de front. Quand il se cure la boucla*. En général on ne salue* pas à plus de sept pas de distance. Il faut frapper, avant d’entrer