‹ Bouddhisme chinoisChapitre 54 sur 185 · IX. Règles des novices féminines. t · texte numérisé non relu

IX. Règles des novices féminines. t

Défense de se farder le visage, et de se peindre les sourcils, devant un

miroir.

Défense de proférer des paroles haineuses ou injurieuses.

Défense de penser aux rapports des hommes avec les femmes, et de demander, aux adeptes mariées, des renseignements sur ces choses-là.

Défense de s’asseoir sur des fourrures ou des lapis. Défense de porter des souliers en cuir, et de faire pour autrui des souliers (d'étoHe .

Défense de convoiter l’argent de ses parents, et d'importuner les gens pour se faire oftïir des cadeaux.

Défense de s’asseoir sur le lit d'une femme ou d’une tille, d'ouvrir leurs coffres, d’examiner leurs nippés, de dire «ceci est joli, cela non >».

Quand une tille, ayant seize ans accomplis, demande à être admise comme novice, il faut d'abord faire une enquête sur son compte, pour savoir >i elle s’est bien conduite, si elle, n’a pas mauvaise réputation. Il faut de plus qu'elle ait le consentement de ses parents. Qu'aucune fille de mauvaise conduite lie I soit admise. Celles dont les organes sexuels sont mal conformés, ou qui ont quelque maladie secrète, ne doivent pas non plus être reçues.

Défense de passer la nuit dans la même maison qu’un moine, de s'asseoir ensemble, de se regarder en plaisantant. — Défense de se servir des habits ou des couvertures d’une autre novice. — Défense de brouiller les robes des I nonnes, ou les objets à leur usage; de revêtir la robe d'un moine. — Défense de donner quoi que ce soit, à un homme, de la main à la main. S'il faut absolument passer quelque chose à un homme, qu'on place l’objet à terre, pour qu’i! l’y prenne. — Defense de se baigner nue, en compagnie d’une femme adepte. — Défense d’aller seule au couvent des moines, sous prétexte de demander des instructions. — Défense de parler de choses mondaines,

! de plaisanter sur les textes, de tourner la tête à droite et à gauche, de s’appuyer sur les mains ( durant la psalmodie).

Quand les novices iront recevoir leur leçon du moine chargé de les enseigner. elles seront toujours accompagnées par une ancienne. Elles feront les salutations d’usage et s'accroupiront à six pieds de distance du moine. Elles ne l’interrogeront que sur le sens des termes, et sur les coupes du texte. — Si elles vont faire une visite de condoléance «à ce maître tombé malade, elles I iront à trois, s'accroupiront à six pieds du lit du moine, lui demanderont • comment il va, puis prendront congé, sans parler d’autre chose.

Avant le repos de la nuit, qu’elles invoquent le Bouddha. Qu’elles dorment il couchées sur le liane, le corps plié, sans étendre les jambes, la tète inclinée ; sur la poitrine, et entièrement couvertes. Que les mains soient éloignées des parties honteuses.

Quand les novices sont envoyées dans la famille d'un bienfaiteur (pour y i psalmodier à un service ), qu’elles y saluent d'abord l’image du Bouddha « exposée, puis les moines qui officient, puis les adeptes. Qu’elles demandent leurs instructions au moitié qui dirige le service, en se tenant à six pieds de lui. Enfin qu’elles aillent s’asseoir sur le banc qui leur est réservé

En général, quand elles vont au domicile d’un bienfaiteur, défense d entier ! dans les appartements des femmes et des filles, pour bavarder et badiner. I Défense de s’asseoir à la cuisine et d’y manger. Défense de cancaner en ea- I chette avec les servantes. Défense de s’aventuier seule, dans les recoins, B derrière les bâtiments. Défense d’aller aux lieux d’aisance commune Deleiise 1 d’entrer dans les cabinets réservés aux hommes.

X Réception d'un moine.

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