XIII. Formulaire des nonnet
Les dix-sept cas de pénitence.
Maintenant, grandes sœurs, je passe aux 17 cas de pénitence canonique, qui doivent être lus tous les quinze jours:
1) Si une nonne, faisant office d’entremetteuse, communique ô une femme les commissions d’un homme, et à un homme les commissions d’une femme; que ce soit en vue d’un mariage, ou d’un concubinage, ou seulement d’une
, entrevue; cette nonne devra confesser sa faute, et être mise en pénitence.
2) Si, mue par la colère et le ressentiment, une nonne accuse faussement un moine ou une autre nonne, d’un cas de dégradation ; si ensuite, contrainte ou librement, elle avoue sa calomnie; cette nonne devra confesser sa faute, et être mise en pénitence.
3) Même peine pour celle qui aura calomnié indirectement, par insinuation ou autrement. (Comparez les cas 8 et 9, page 223.)
4) Si une nonne va dénoncer à un fonctionnaire, un notable, ou son fils, ou sou esclave, son hôte, son ouvrier; en quelque temps que ce soit, et quel* que peu qu’elle ait parlé; celle nonne devra confesser sa faute, et être mise eu pénitence.
5) Si, sachant qu’une femme ou une fille a commis un vol méritant la mort, mais dont personne ne se doute, une nonne reçoit celle personne dans l’Ordre, elle devra confesser sa faute et en faire pénitence.
6) Si, sachant qu’une autre nonne a été censurée légitimement, et sera expulsée parce qu’elle ne s’amende pas, cette nonne qui lui est affectionnée, intercède pour elle et s’emploie pour la faire amnistier, elle devra confesser sa faute et en faire pénitence.
7) Si une nonne traverse seule une eau à gué, entre seule dans un village,
I passe seule la nuit dehors, reste seule eu arrière de ses compagnes, elle devra
confesser sa faute et en faire pénitence.
8) Si une nonne, ayant une amourette avec un homme, reçoit de lui des aliment&ou autres objets, elle devra confesser sa faute et eu faire pénitence.
9) Même peine, si elle les fait recevoir par une autre nonne interposée.
10) Si une nonne s’acharne à troubler la paix de la Communauté, les autres doivent l’exhorter en ces termes: Grande sœur, ne persiste pas ô trou-
1 hier la paix de la Communauté. Vis en paix avec nous, en union de joie, de concorde et de doctrine. Unies comme Tenu et le lait ( voyez ha note,, page 223), cherchons toutes notre profit dans la loi du Bouddha, et vivons eusemi ble paisiblement... Si, après cette exhortation charitable, répétée jusqu à trois fois, çette nonne se désiste de son entreprise, elle ne sera passible d aucuqe^
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