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tout simplement, un être de puissance et de vie illimitées, un dieu du paganisme hindou, pour ses fidèles le plus grand dieu, un grand dieu pour tout le monde. — A vrai dire, les Hindous, qu'ils soient bouddhisants ou brahmanisants, se sont rarement fait une autre idée de la divinité. Comme l'a observé M. A. Barth et comme l'explique le spirituel brahmane Vamadeo de Sir A. Lyall*, ils ne peuvent se passer d'un dieu-patron (istadevalâ), d'un dieu à biographie, et ne lui refusent aucun attribut du Tout-Puissant; en même temps, ils se refusent à enfermer l'Eternel et l'Absolu dans un être anthropomorphe, et humilient tous leurs dieux. Faute de Discours de la méthode ! Les dieux des Brâhmanas, ou commentaires liturgiques du Veda, sont dieux parce qu'ils ont aperçu telle ou telle combinaison prosodique, telle ou telle formule d'olfrande; Indra doit son paradis et ses nymphes au mérite de cent sacrifices; Brahmâ lui-même n'est que le délégué temporaire-, — pour quelques milliards de siècles, — de la grande force cosmique, et il doit à ses œuvres ce haut emploi; Çiva est le plus formidable des pénitents. Les rits, les connaissances magiques, l'ascèse sous toutes ses formes et sur-

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