Voir ci-dessus, p
2. Kern, Gesckiedenis, I, p. li. M. Hoernle, dans son étude très détaillée de VEnc. of Religion and Ethics de Hastings, ne mentionne pas ce trait. M. Kern n'indique pas sa source. Voir ci-dessous, p. 245.
Le Bouddha sous l'arbre de la Bodhi.
{Voir pa^jc 230.)
pourquoi les dieux sont dieux ; elle se détourne de cette puérile hypothèse que la qualité de dieu est éternelle ou due au hasard de la naissance; elle voit dans les souverains du ciel ou de la terre, dans les divinités ou dans les « rois à la roue », monarques universels', d'anciens maîtres de l'ascétisme, des magiciens ou des sacrificateurs, c'est-à-dire des savants, — ou, plus pure, des saints. Çàkyamuni, égal aux plus grands sous ce triple aspect, austérité, science, vertu, est un être surnaturel du premier rang : du même coup, étant donnée la conception qu'on se fait des êtres surnaturels, il devient « le héros de récits mythiques d'origine et de caractère'^ ».
11 ne sera pas un dieu transcendant ou le légat de Dieu, — ni, comme le Krsna de la Bhagavadgïtâ, la manifestation intégrale du Dieu-Tout ; ni une manifestation partielle, comme cent ascètes ou brigands hindous et même des officiers anglais. Plus tard, beaucoup plus tard, adopté par les brahmanes, le Bouddha prendra rang parmi les dix avatars de Visnu. Mais les brahmanes apparemment ne parlaient encore du Dieu-Tout qu'à mots couverts et ne l'avaient pas vulgarisé dans les couches profondes de FHindouisme. Le Bouddha sera donc,