Voir ci-dessous, pp. 352, 368, 37'i
brahmane, que je suis un Bouddha. « Les docteurs bouddhistes ou occidentaux peuvent différer d'avis sur la portée de ce texte : au moins prouve-t-il que le Bouddha ni n'a l'aspect d'un homme, ni n'avoue être un homme ^ Aussi bien l'appelle-t-on quelque part « adorable Yaksa^ ».
Cependant le Bienheureux se conduit comme un simple mortel. « S'il est homme », dit le roi Bimbisàra frappé de sa majesté, « il mangera la nourriture qu'il vient de recueillir dans son écuelle^ », et il la mange en effet. De même abondent dans la vieille biographie les détails familiers de tout style, depuis l'histoire des purgatifs administrés au Maître par le médecin Jîvaka jusqu'au récit poignant des derniers jours. Gela n'empêche pas que le Bouddha ne soit « le premier des êtres ; le dominateur insurpassé; le contrôleur et le souverain du monde et de ce qu'il renferme, Mara, Brahmâ, toute la génération des vivants, hommes et dieux, ascètes et brahmanes ». 11 est « le Seigneur Bouddha, le
1. Awguttara II, 37 ; d'après Kern, ManuaJ, p. 64 : « Ilere the Buddha dénies llatly and categorically that he is a man « ; mais Oldenberg (trad. p. 320, note) : « Kern a mal compris l'intention de ce passage. » Il est hors de doute que les Arhats, délivrés, comme le Bouddlia lui-même, des passions qui font renaître dieu, homme ou gandharva, n'ont pas aux pieds des milliers de belles roues.