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HUMANITÉ DU DOUDDHA 233

Bouddha n'est pas un homme mûr pour le nirvcuia, c'est-à-dire un arhat, comme furent presque tous ses disciples immédiats; car, lui-même l'a déclaré, il n'est pas un homme.

Le brahmane Dona aperçut sur les pieds du Bienheureux ou du Seigneur, bhagavat^ — c'est sous ce nom, un des plus marquants de la religion krsnaïte que l'on désigne communément le Bouddha^, — des milliers de roues avec leurs rayons, leurs moyeux et toutes leurs beautés; il s'écria : « Quelle merveille qu'étant un homme il puisse avoir de tels pieds !» — « Sans doute », demande-t-il au Saint, « tu es un deva, un dieu? » — « Non, brahmane. » — « Tu es donc un gandharva? », c'est-à-dire un musicien céleste.— ■ « Non, brahmane. » — « Serais-tu donc un yaksa? », et par yaksa on entend, tantôt un démon, tantôt un esprit céleste d'apparition merveilleuse et mystérieuse-. — « Non, brahmane », fut encore la réponse. — « Alors tu es un homme ?» — « Pas davantage. » « — Qui donc es-tu? » — « En moi », explique enfin le Maître, « ont disparu à tout jamais les passions qui pourraient faire que je fusse nn gandharva, un yaksa ou un homme; tel un lotus né dans l'eau, une fois sorti de l'eau n'est plus souillé par l'eau, tel je suis sorti du monde. Sache, ô

1. Voir Senart, Origines, p. 27; Kern, Manunl, \>. (j3, n. 4.

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