‹ BouddhismeChapitre 14 sur 192 · Voir, par exemple, Bodhicaryâvatâra, ix · texte numérisé non relu

Voir, par exemple, Bodhicaryâvatâra, ix

AUTHENTICITÉ DU CANON PALI 3l

troisième corbeille, dite de « métaphysique » ou plutôt « d'explication des subtilités de la doctrine y> [Abhidharma) : les deux collections sont indépendantes.

Aux canons proprement dits (section du Vinaya) sont annexés des suppléments qui contiennent une sorte d'histoire ecclésiastique des premiers temps, et qui notamment racontent deux conciles. A la mort du Bouddha, les « anciens » ou « prof es » de la Communauté, les sthaviras (on peut, à la rigueur, traduire : les presbytres) ^ se seraient réunis à Ràjagrha pour « chanter en chœur » les textes sacrés : Ananda, le disciple bien-aimé de Çâkyamuni, aurait récité les « discours », et Upàli, l'ancien barbier de la jeunesse dorée de Kapilavastu, les livres disciplinaires. Cent ans ou cent dix ans plus tard, les « proies » se seraient réunis à nouveau, à Vaiçalï, pour condamner des novateurs. Enfin, les écoles qui possèdent des Abhidharmas ont gardé le souvenir d'un troisième concile : pour l'école de Ceylan, à Patna, sous Açoka-le-Pieux, le « Constantin du Bouddhisme », vers 231 de la mort du Bouddha (246 avant J.-C); pour l'école du Cachemire, sous le roi à demi turc Kaniska, le « Clovis du Bouddhisme ^ », au

1. Sur la valeur du titre sthaviia (pâli thera), voir R. O. Franke, The Buddhist Councils, Pâli Text Society, 1908, p. 19.

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