‹ BouddhismeChapitre 144 sur 192 · Bodhicaryâvatâra, iii · texte numérisé non relu

Bodhicaryâvatâra, iii

LE BODHIS.VTTVA DEBUTANT 3o3

l'île du nirvana]. J'adopte pour mère, pour père, frères, fds, sœurs et parents, toutes les créatures. Désormais, de tout mon pouvoir, pour le bonheur des créatures, je pratiquerai le don, la moralité, la patience, l'héroïsme, la méditation, le savoir, l'habileté [dans les moyens de salut]. Je suis un futur Bouddha. Que mon maître m'accepte comme futur Bouddha ! »

Alors le maître se prosterne devant les idoles des Bouddhas et devant tous les Bouddhas des dix points cardinaux, et il dit : « Je suis témoin qu'un tel a prononcé le vœu de devenir Bouddha. Je le fais savoir aux très nobles [Protecteurs du monde] et à toutes les créatures'. »

A partir du moment où il a prononcé le vœu, le bouddhiste est monté, disons-nous, dans le Grand Véhicule : trois « périodes incalculables », plus de siècles qu'il n'y a de grains de sable dans un million de Ganges, s'écouleront avant qu'il ne soit transporté au terme, à l'état de Bouddha parfait. Cette longue carrière se divise en deux parties : durant la première, du moins en théorie, le fidèle n'est encore qu'un candidat à la sainteté, « un commençant » [adikamiika) ;

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