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Bodhicaryâvatâra, ii

302 CARRIÈBE DU BODHISATTVA

Çâkyamuni et tous les Bouddhas, le vœu de devenir un Bouddha parfaitement accompli, — car seuls les Bouddhas peuvent sauver les créatures, — et d'accumuler, pour le salut, les ineffables mérites de la carrière des futurs Bouddhas. C'est ce qu'on appelle « produire la pensée de bodhi » ou de l'illumination des Bouddhas. — Sans aucun retour sur soi-même, envisageant avec calme les charités et les souffrances auxquelles il s'engage, le fidèle purifie son cœur par la confession et par un hommage solennel aux Saints, il se complaît dans leurs perfections, il les supplie d'illuminer le monde et de retarder leur nirvana^ il fait amende honorable pour ses péchés, il se donne aux Bouddhas et aux créatures en qualité d'esclave ^ et prononce enfin la formule sainte par laquelle il monte dans le Grand Véhicule :

« Moi, un tel, en présence de mon maître un tel, en présence de tous les Bouddhas, je produis la pensée de hodhi\ j'applique à l'acquisition de la qualité de parfait Bouddha le mérite de ma confession, de la prise du refuge, de la production de la pensée de bodhi. Puissé-je, dans cet univers des vivants, [à une époque où aucun Bouddha n'apparaîtra], être le refuge, l'abri, le salut, l'île des créatures; puissé-je leur faire traverser l'océan des existences [jusqu'à

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