‹ BouddhismeChapitre 162 sur 192 · Bodhicaryâvatâra, vii, 67 et suiv · texte numérisé non relu

Bodhicaryâvatâra, vii, 67 et suiv

340 CARRIÈRE DU BODHISATTVA

laïc pût prétendre à la sainteté ^ ; du moins affirmaient-ils que le laïc, parvenant à la sainteté, se trouve miraculeusement tondu et couvert du froc. Au contraire, c'est peu de dire que l'homme marié, le «maître de maison » peut entrer dans le Grand Véhicule : à l'extrême rigueur, seul il peut viser à la qualité de Bouddha, car Çâkyamuni, dans ses anciennes naissances, a vécu dans le siècle. Le futur Bouddha doit avoir une femme, pour pouvoir accomplir un des héroïsmes de charité, le don de la femme et des enfants; et aussi pour que sa femme puisse prononcer le vœu type de fidélité conjugale, de vivre avec lui d'existence en existence. Les laïcs sont donc mis, ou à peu près, sur le même rang que les religieux. Ainsi s'organisa, sous la direction spirituelle des communautés régulières, une véritable religion^ : toute famille croyante fut une famille de futurs Bouddhas; elle eut ses icônes, son stùpa ou reliquaire, des rites domestiques pénétrés de Bouddhisme, et presque un traité de inatrimonioH

1. MinayefF, Recherches, p. 225 et sources citées; Millnda, pp. 2't2 et 348. Qu'on ne s'étonne pas cependant que nos textes ne soient pas d'accord. Les Sarvâstivâdins croient qu'un laïc peut être arhat.

2. Ce n'est pas à dire que le Bouddhisme de Ceylan ou de Birmanie ne soit pas une religion (voir p. 207) ; mais il n'est religieux qu'en dépit du dogme, lequel prescrit un ascétisme purement égoïste.

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