Tibetische Lebensbeschreibung, p
avec les puissances bouddhiques, Bouddhas et Bodhisattvas, « évêques » du dedans, préposés à la rémission des péchés et au progrès spirituel. Les deux types se sont rejoints et superposés dans la personne de Vajrapâni : mais ils demeurent distincts ; tour à tour, suivant les époques, les milieux ou même les besoins du moment, l'un des deux efï'ace l'autre. Le dieu foudroyant, promu au rang de saint Michel ou de saint Georges du Bouddhisme ou de telle ou telle communauté bouddhique, apparaît toujours dans la littérature et l'iconographie officielle du Grand Véhicule sous un aspect bienveillant et glorieux. Mais, pour les besognes de colère, de propice (çii'a) il devient terrible {nuira), tout pareil aux dieux hindous et aux démons qu'il doit écraser. Derrière lui se dissimulent d'autres « Protecteurs de la religion », ceux-ci exempts de tout rang dans l'hagiographie orthodoxe et qui ne manifestent leur hideur et leur obscénité que dans les Tantras.
Tel nous paraît être, dans l'ensemble, au point de vue des éléments payens qu'il tolère ou exploite, le Grand Véhicule ; une accommodation de l'Hindouisme orthodoxe encore, mais beaucoup plus large que ne l'admit le Petit Véhicule. La dévotion à l'égard des Bouddhas n'exclut ni les formules magiques, celles même qui sont toutes çivaïtes, ni le culte de divini-