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THÉOSOHHIE TANTiilQUE 889
bonnes grâces, jeûnes, macérations, postui'es incommodes prolongées pendant des années ou des siècles; mais la science qu'ils ont conquise est conservée par la tradition ésotérique avec la manière de s'en servir. Et les maîtres ou ga/-ns, de leur nom vajrâcâryas, « docteurs en foudre », la révèlent contre récompense. Quoi qu'on leurdonne, c'est à bon marché qu'on obtient les faveurs dont ils disposent, longue vie, élixirs, liouris et miracles : aussi, comme les prêtres du rituel brahmanique, ils se considèrent comme des dieux et réclament l'adoration du néophyte'.
Que des ascètes ou des dévots payens adorent des dieux payens sous le nom de Bouddhas ou de Taras, cela ne leur donne aucun droit d'être regardés comme des bouddhistes, — de même que les innombrables Chinois qui vénèrent quel- ({ue idole de Pousa (= Bodhisattva) ne sont pas ])ouddhistes en effet, sinon dans des statistiques artificielles. Mais le contact de l'Hindouisme et du Bouddhisme ne provoqua pas seulement des superpositions de cultes, il aboutit à un véritable