‹ BouddhismeChapitre 183 sur 192 · D'après Mahâlalismipâda, Subhâsilasaiiigraha, fol · texte numérisé non relu

D'après Mahâlalismipâda, Subhâsilasaiiigraha, fol

RITES DE LA MAIN GAUCHE l\0'j

n'est pas dûment qualifié par l'initiation et la gnose ' .

Les sorciers bouddhisants appliquent à leur étrange tliéurgie la théorie des vertus parfaites [pdramitas) qui produisent les Bouddhas; ils mettent en relation avec les cinq ^\^\s'iY^{ànanda les cinq Bouddhas et les cinq sciences composantes de l'intuition suprême; ils évoquent et interprètent à leur façon cette partie de la légende de Çakyamuni sur laquelle l'histoire décente jetle un voile^ : le séjour dans le harem. Çakyamuni est devenu Bouddha en pratiquant les rites tanlriques^.

Nous ne croyons pas cependant que tout soit impur dans cette théosophie erotique, ou, plutôt, qu'elle ne soit pas susceptible d'une interprétation honnête : on a eu souvent l'occasion de le remarquer, la contradiction est une des lois de la pensée hindoue, et le Tantrisme ne s'y dérobe pas. De même que le Gïtagovinda, le poème des amours de Krisna et des vachères, a été interprété et peut-être composé dans un esprit de mysticisme épuré, de même nos textes

1. D'après Kulfirnava, AMlson, I. p. '2G1. De mcnic les bouddhistes condamnent les kïimamîitraparîyyanas. Il y a, pour les moines, une particulière imprudence à suivre la môtliode lantrique, (^^arad Gandra Bas, Tlb. Dict. 867a.

2. Voir Senart, Légende, p. 30'i, sur la parenté de cet épisode et de la légende krsnaite.

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