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4o8 BOUDDHISME ET IlINDOLISME
distinguent parfois les hommes charnels et les spirituels, les commençants et les saints. Le novice, el en général les gens do médiocre puissance médilalive, doivent accomplir le rit en effet, ne fùL-ce qu'une fois : mais cette mélhode dite des « divinités » ou des « femmes rituelles » [devatà^^ kanuamudrf(yoga)e's,l, pour les saints, superflue. Le saint s'unit s{)iriluellement à la « femme intellectuelle [jùânamudrâ) qui réside dans son cœur; il opère avec les entités ou, plus exactement, avec les non- entités métaphysiques'. En somme, il pratique la méditation védantique : lorsque le sage adore « le grand Bouddha de foudre » en disant : « Hommage à toi, hommage, hommage ! » c'est à soi-même qu'il adresse sa louange, car la distinction entre le dieu-tout et l'homme est illusoire-.
Enfin, et nous sommes certains de ne pas nous tromper, nos textes ne valent que pour les professionnels des débauches rituelles, pour les dévots de la main gauche. Le culte des divinités féminines est, par définition, ésotérique, dans le Bouddhisme comme dans le Çivaïsme. Le proverbe hindou est à cet égard instructif : « Dans le monde, les gens de la main gauche se font passer pour ^'isnouites; ils avouent ado-