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NIRVArjA-SUR-TERRE IO7

Telle est l'idée maîtresse de la plupart des théosophies de l'Inde, l'idée de la délivrance ou du nirvana, commune au Bouddhisme et au Brahmanisme.

« De même que la grande mer, ô moines, n'est pénétrée que d'une seule saveur, la saveur du sel, de même aussi, ô moines, cette doctrine et cette communauté ne sontpénétrées que d'une seule saveur, celle de la délivrance^. » — La délivrance est la raison d'être du Bouddhisme : si on se fait moine, c'est parce qu'on préfère la délivrance aux joies de ce monde et aux délices des paradis. Qu'est-ce donc que la délivrance ?

D'après Çâkyamuni, le nirvana n'est ni existence, ni non-existence, ni aucune combinaison imaginable de l'existence et de la nonexistence. Nous nous en doutions bien un peu : le nirvana, non-renaissance, délivrance des existences passagères et contingentes, souverain bien, est impensable et ineffable par définition. En général les bouddhistes, comme le Bouddha, ne veulent pas en savoir plus long. Pour la conscience religieuse, dès qu'elle a pris quelque expérience, le nirvana est simplement le but suprême, la fin dernière très difficile à obtenir : afin d'en deviner et d'en aplanir les approches, les écoles, dès avant la rédaction

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