Subhâsitasutta, dans Sultainpâta, p
FOI, RAISON, INTUITION l45
Parce que tout ce qui est bien dit est parole du Bouddha^ »
C'est la formule même que le roi Açoka fît graver et que la tradition met sur les lèvres des moines pieux : « Le Bouddha seul enseigne la vérité » ; mais ce n'est plus la même chose. N'est-ce pas tout juste le contraire? La parole du Bouddha est conforme à la vérité de salut; donc ce qui nous paraît vérité de salut est la parole du Bouddha.
Pour n'être pas aussi nettement avouée dans les textes du Petit Véhicule, cette tendance n'en est pas moins traditionnelle et orthodoxe, conforme à ridée que nous nous sommes faite de l'enseignement primitif. Cet enseignement ne comporte pas un darçana^ un système philosophique, mais surtout une méthode pour arriver au nirvana., une thérapeutique du désir, cause unique de la souffrance. Le Bouddha, le grand médecin, emploie tour à tour, à titre de remèdes, diverses théories contradictoires sur la chose en soi, sur l'âme, sur le nirvana. Il n'a pas nécessairement dit toute sa pensée sur ces points obscurs^; il ne s'est pas cru obligé à ne jamais la déformer : d'où la thèse du double enseignement, qui permitauxsectesbouddhiques, comme