‹ BouddhismeChapitre 71 sur 192 · Voir ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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FOI, RAISON, INTUITION l!\']

l'intention du Maître. Sans doute, certaines précautions sont requises : il faut respecter la lettre. — C'est un péché d'accuser un prédicateur de ne pas plonger dans la loi du Bouddha par la connaissance littérale, de prendre certains passages à la lettre et d'interpréter librement les autres, de détruire un discours du Bouddha, une stance sacrée, au moyen d'un autre discours, d'une autre stance •. En effet, ces procédés de recherche sentent l'hétérodoxie, dont il ne faut soupçonner, dûment ou indûment, personne : le premier devoir du moine, nous le savons, est la non-discussion, la concorde ; pour ce qui regarde les conflits disciplinaires, le Bouddha dit en propres termes que les plus raisonnables doivent céder. — C'est donc un devoir de respecter la lettre, mais cependant le Bouddha lui-même a reconnu la nécessité de l'interprétation rationnelle de la Loi : il a dit qu'on doit s'en tenir au sens, non à la lettre; bien plus, qu'on doit distinguer les textes du sens explicite, catégorique, parfait, et les textes du sens imparfait qui furent prononcés dans une intention déterminée-.

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