Çiksâsamuccaya, p
2. La distinction entre les sûtras neyârtha et nltàrtha (= vibhaktàrtha) (Madhyamakavrtti, p. 41, n. 1) n'est pas, à ma connaissance, po/ée nettement dans le canon pâli. Pour Buddhaghosa, Kathâvatthu, p. 3 (Dîpavamsa). Voir Majjhima, II, 240 : « Les mots sont très peu de chose: il ne faut pas,ô Moines, a'ous
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Mais quel principe doit présider à ce départ? Le contexte et la tradition, sans doute, ne sont pas sans importance^; cependant la norme de la vérité n'est pas l'autorité d'une personne quelconque, mais le dharma^ la loi, le bien, la vérité de salut, ou, d'après une autre source, la convenance logique, la raison. « 11 ne faut pas », dit un traité du Grand Véhicule qui exprime un sentiment ancien, « s'en rapporter à l'opinion de quelqu'un en disant: voici l'opinion d'un presbytre [sthavira)^ du Bouddha, de la Communauté ; il ne faut pas abandonner la vérité en soi ; il faut demeurer autonome 2. »
Non pas, cela va de soi, dans ce sens que nous aurions le droit de substituer des vues personnelles aux doctrines de la Communauté, à l'enseignement du Bouddha. Ce serait, non seulement tomber dans l'hérésie, — qui n'est pas ce que nous pourrions appeler un péché mortel, — mais encore commettre le crime bien plus grave de schisme, le crime de Devadatta, le cousin du Bouddha, et qu'on lui reproche
disputer pour ces petites choses. >> — Des passages comme Saniyutta, IV, 400, dénoncent l'enseig-nement « intentionel », accommodé aux besoins de l'auditeur (savadhàyavacana) .
1. C'est pour cela qu'on distingue ce que le Bouddha a dit en propres termes et ce qu'il enseigne par le contexte [kanihatas , arthatas) .
2. Bodhisattvabhûmi, I, xvii. — Comparer les excellentes pages de M. Oltramare, Tliéosophie brahmanique, I, p. 157, sur le problème exégétique dans le Vedânta.