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Foucher, Iconographie, deuxième ëtude, p. 7G

4o6 BOUDDHISME ET HINDOUISME

croyant frapper un melon ^ Et la pureté d'intention résulte de la connaissance du vide : « celui qui sait que l'univers n'est qu'une magie, il n'y a pour lui ni être qui jouisse, ni objet de jouissance ». Dès lors, « ce qui est péché pour les ignorants est mérite pour celui qui sait » : de même en effet que le teinturier efface les taches d'un vêtement avec de la couleur, de même on peut purifier la pensée par l'impureté, « expulser le désir par le désir ^» : « Il faut donc s'appliquer à des actions que les ignorants tiennent pour coupables : quand l'ascète gorgé d'alcool et de viande, uni à sa divinité protectrice, garde pure sa pensée, les amantes affolées du poison et du feu du désir lui apportent à la fois les fruits de l'amour et du nirvana, » « Il faut prendre le bien et courtiser la femme d'autrui, ne proférer que des mensonges et assassiner tous les Bouddhas^». — Mais il faut agir en esprit de foi et avec la connaissance des mystères : l'alcool, la viande, l'amour ne produisent le salut qu'à des conditions très strictes ; s'il en était autrement, tous les ivrognes, tous les carnivores, tous les êtres sexués seraient des saints. On se damne à pratiquer les rites de la main gauche si on

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