‹ Bouddhisme [microform]Chapitre 181 sur 186 · Voir nos Études et matériaux, p · texte numérisé non relu

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/jOS BOUDDHISME ET HINDOUISME

distinguent parfois les hommes charnels et les spirituels, les commençants et les saints. Le novice, et , en général lès gens de médiocre puissance méditative, doivent accomplir le rit en effet, ne fût-ce qu'une fois : mais cette méthode dite des « divinités » ou des « femmes rituelles » {devatâ^, karmamudràyoga) est, pour les saints, superflue. Le saint s'unit spirituellement à la « femme intellectuelle {jhànamudrà) qui réside dans son cœur; il opère avec les entités ou, plus exactement, avec les non- entités métaphysiques ^ En somme, il pratique la méditation védantique : lorsque le sage adore « le grand Bouddha de foudre » en disant : « Hommage à toi, hommage, hommage ! » c'est à soi-même qu'il adresse sa louange, car la distinction entre le dieu-tout et l'homme est illusoire ^.

Enfin, et nous sommes certains de ne pas nous tromper, nos textes ne valent que pour les professionnels des débauches rituelles, pour les dévots de la main gauche . Le culte des divinités féminines est, par définition, ésotérique, dans le Bouddhisme comme dans le Çivaïsme.

Le proverbe hindou est à cet égard instructif : ï< Dans le monde, les gens de la main gauche se font passer pour Visnouites ; ils avouent ado-

1, Voir Subhâsitasaingraba, fol. 82.

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