ADDITIONS ET CORRECTIONS
Page 3, note. Je suis peut-être trop sévère pour les Outlines de mon confrère T. Suzuki ; mais peut-on l'excuser d'avoir traduit et publié les Sermons of a Buddhist Abbat?
Page 10. « Cette chimérique discipline... » Il faut distinguer, comme le fait M. Goblet d'Alviella [Congres des Religions d'Oxford, t. Il, p. 365), la description des documents (textes, monuments figurés, rits, etc.), leur interprétation, leur mise en œuvre dans dé larges et philosophiques synthèses. Qui dit « histoire des religions », suppose des vues d'ensemble, peut-être utiles à la recherche, mais dont chacun jugera en dernier ressort' d'après son tempérament. Quand on a peiné sur des textes, on apprécie sans indulgence les interprètes des tabous, des haches de Crète et dès faucons d'Egypte. Je m'en tiendrai donc aux rémarques de M. A. Barth, citées p. 11, note. Si nous . ne connaissons pas l'histoire bouddhique, encore moins connaissons-nous l'histoire religieuse universelle.
Page 60. Çâkyamuni condamne toute gnose, voir Rhys Davids, Early Buddhism, p. 70.
4l4 ADDITIONS ET CORRECTIONS
Le salut exige « l'élimination du désir ». Je ne
. pensais pas en écrivant ces mots tomber dans l'hérésie, mais M. Rhys Davids [Early Buddhism, p. 59) : « This portion of the Path (Right Desires) îs indeed quite simple, and would require no commentary were it not for the still constantly repeated blunder that Buddhism teaches the suppression of ail desires. »
Page 69, note 1. Ma traduction est très libre, trop libre. Voir Rhys Davids, I, p. 295.
Page 75, note. On peut être plus catégorique : dans une large mesure, reconnaissons-le, nous nous sommés trompés sur le panthéisme ou monisme hindou. C'est la faute de Cawkara et de M. Paul Deussen, le second corrigeant au besoin le premier qui, déjà, avait corrigé les Upanishads. Les travaux de M. G. Thibaut contribuent à mettre les choses au point.
Page 79, note 1. Anattalakkha/iasuttanta, Mahavagga, i, 6, 36, Sa/wyutta, III, p. 66 et IV, pp. 1 et 34.
Page 89. « S'il existe un moi, vous n'en saurez rien. » Je tiens de M. A. Barth cette définition de l'agnosticisme du Bouddha. Celui-ci, d'ailleurs, se défend de tout ésotérisme, Anguttara, I, p. 283 et Dïgha, II, p. 100.
Page 122. Sur les avantages temporels des moines, biens, honneurs, réputation, voir Majjhima, I, p. 201.
Page 134. « Le roi s'en amusa fort... » J'ai commis ici une méprise. C'est le Bouddha qui raconte l'apologue et tire la morale.
ADDITIONS ET CORaECTIONS 4l&
Page 138. Sur la foi, voir aussi Beal, Catena, p. 32.
Page 142. « Gomment reconnaît-on {anumâtavya) un Bouddha? A l'apaisement [praçdnta] des actes du corps et de la voix. » (Sûtra cité Àbhidharmakoçav. 309 a.)
Page 147. Pour bien faire, il faut la lettre et le sens, Anguttara, l, p. 59,
Page 200. On se demandera peut-être comment les Mâdhyamikas entendent les textes « agnostiques ». Leur attitude est celle de Nâgasena (cité dans Abhidharmakoça, voir Sylvain Lévi, Séances de VAc. des I. etB.-L., 1893, p. 232) et de Çàriputra (voir ci-dessus pp. 171, 172 et 162, note 2). On ne peut pas dire que l'âme {jH>a) soit identique au corps ou différente du corps, parce qu'il n'y a pas d'âme : de même on ne peut rien dire des fruits des manguiers du palais du roi Milinda, parce qu'il n'y a pas de manguiers dans le palais.
Page 215. « Terre bienheureuse »; j'emploie, ici comme ci-dessous p. 267 et suiv., cette traduction généralement admise de Sukhâvati = « Bienheureuse ». Mais il faut sous-entendre lokadhâtu (= univers) qui est souvent féminin en langue bouddhique, et non pas bhûmi (= terre).
Page 216. Le titre de l'ouvrage de M. Rhys Davids auquel je fais allusion, Buddhist India [collection S tory of the Nations, Fisher Unwin), prête à la critique, mais l'ouvrage même est du plus grand mérite .
Page 229. Voir Warren, Buddhism in translations, p. 72 et suiv.
4l6 ADDITIONS ET CORRECTIONS
Page 2M. L'Astasâhasrikà admet la réalité des reliques.
Page 307. « Les mauvaises destinées sont fermées pour le futur Bouddha... » Le futur Bouddha débutant, comme les autres êtres, renaît en raison de ses actes ; lorsqu'il possède une « terre », il renaît en conformité avec les résolutions qu'il prend pour lé salut dès créatures (parfois dans les situations les plus modestes, Ç.arad Candra, Dict., p. 566); parvenu aux « terres » supérieures, ses naissances sont seulement apparentes.
Page 309. Cette notion que la délivrance dépend du savoir est aussi bien védantique que sà;wkhya.
Page 310. « La possession virtuelle du vrai savoir. » Le Bodhisattva de la huitième terre pourrait prendre possession du savoir, et,' par le fait même, entrer dans le mV-f'âna/ mais, pour acquérir les forces et les dons des parfaits Bouddhas, il se contente de « supporter », de « cultiver », de « méditer », de tt maîtriser » ce savoir; il évite d'en « prendre conscience » [sàksàtkriyâ). Il possède « la patience de la notion de la non-production de quoi que ce soit », mais il ne « réalise » pas cette notion.
Page 328. Dans l'ancien Bouddhisme, le samddhi, ou concentration de l'esprit, confère l'impassibilité. C'est ainsi que Moggallâna, frappé sur la tête par un démon armé d'une massue bonne à briser des montagnes, n'en ressent qu'une légère migraine (Udàna, p. 41).
Page 346. On ne croit plus beaucoup à la persécu-
ADDITIONS ET GOUKEGTIONS 4l7
tion des bouddhistes par les rois brahmanisants. Mais les invasions musulmanes ont été funestes au Bouddhisme.
Page 391. Je tiens de M. Barth cette remarque que l'équivalence, transmigration = nirvana, suppose les deux équations avec vide comme terme commun.
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