‹ Bouddhisme [microform]Chapitre 24 sur 186 · Proverbe cité par Kumârila, Tantravârttika · texte numérisé non relu

Proverbe cité par Kumârila, Tantravârttika

02 L'ENSEIGNEiMENT DE ÇAKYAMUNI

devions pas mourir ». Le monde croit à un séjour définitif de paix et de rafraîchissement, au nirçdna, mdàs il s'en forme des idées inexactes, soit qu'il le considère comme un paradis, soit qu'il imagine pour y parvenir des routes qui sont des impasses ou mènent à la perdition. Pour autant que nous connaissions l'Inde prébouddhique, il semble en effet que la préoccupation des fins dernières, ou de la délivrance de la métempsychose, primât, dans certain milieu d'intellectuels et d'ascètes, toutes les autres. Jadis les chantres védiques espéraient revivre, par la grâce de Varuna, dans le monde des « pères » béatifiés, en la compagnie de Varuna et de Mitra, dans le royaume de Yama, « le premier mortel qui ait gravi les grandes pentes» et soit devenu immortel. Mais les brahmanes se sont détournés de cette simple et sublime conviction et ils s'efforcent de construire, parla vertu des consécrations liturgiques, pour eux-mêmes et pour leurs clients, des corps divins, formés des syllabes du Rig Veda, pétris avec les oblations, et dans lesquels on jouira des mondes supérieurs. Ou bien, adorant le «Maître des générations», la formule sainte transformée en être primordial, le brahman, ils croient que l'âme humaine n'est autre chose que le grand Être, et enseignent la réintégration du moi individuel et transitoire par la

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