‹ Bouddhisme [microform]Chapitre 30 sur 186 · Udàna, p · texte numérisé non relu

Udàna, p

76 l'enseignement de çakyajiuni

l'existence et de la non-existence, qui a rejeté le désir des jouissances sensibles, le désir de vivre, le désir de l'anéantissement, sera délivré de l'existence. Telle est la « noble vérité du chemin de la destruction de la douleur ».

Ici, comme ailleurs, Çâkyamuni a eu des devanciers.

Yâjnavalkya, un des sages les plus célèbres du vieux Brahmanisme, presque aussi intéressant que Çâkyamuni et qui n'est pas sans avoir avec lui quelques traits communs ; — de même que le Bouddha, d'après une vieille tradition, est mort d'une indigestion de viande de porc, animal immonde; de même Yâjnavalkya, parmi les casuistes qui prohibaient la viande de vache, animal sacré, répondait crûment : « J'en mange quand elle est tendre^ »; — Yâjnavalkya, disons-nous, a failli découvrir cette vérité que le salut appartient à « ceux qui ne désirent pas ». Il a défini le théorème dont le Bouddhisme a fait la deuxième « noble vérité », à savoir que la__destinée des créatures est réglée par leurs désirs^ : « Celui qui fait le bien, dit-il, renaît bon; celui qui fait le mal, mauvais; tel le désir, tel le vouloir, telle l'œuvre, telle la destinée'. » — « Mais celui qui ne désire pas, que devient-il ? » demande alors le vieux brahmane. Malheureusement, imbu des conceptions

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