‹ Bouddhisme [microform]Chapitre 33 sur 186 · Oldenberg-Foucher, p · texte numérisé non relu

Oldenberg-Foucher, p

8o l'enseignement de çakyamuni

spéculation se meut visiblement sur le terrain du vieil ontologisme brahmanique, qui a reconnu, dès longtemps, la non-substantialité de tout ce qui est douloureux, différencié, individuel : mais sous l'apparence et l'individu, cet ontologisme découvrait etadoraitleréel, l'absolu, \ebrahman. Pour le Bouddha, au contraire, si tout est transitoire, c'est sans doute parce que « tout est non substantiel et vide ».

Cette formule, à notre avis, est autre chose qu'une transcription hindoue du vanitas vanitatum. Sans doute, comme le remarque M. E.

Senart, « à force de réprouver toute préoccupation égoïste, de refuser aux objets sensibles toute importance, de répéter qu'il faut les considérer, avec leur cortège de plaisir et de douleur, comme s'ils n'étaient pas, l'esprit, surtout l'esprit hindou, peut sans peine en^rriver à nier toute existence objective^», et il y a quelque chose de cela, beaucoup de cela, dans le « tout est vide, non substantiel ». Mais la notion qui domine, c'est, à notre avis, la négation de la réalité comme la définissent les brahmanes, le brahman, principe éternel et immuable qui se manifeste dans le principe vital {àtman)^ dans la pensée, dans' l'univers : « IléstèncôFe moins déraisonnable de considérer le corps matériel comme le « moi », que d'appeler « moi »

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