EXPOSITION DES FROMAGES
— Que pensez-vous de tous ces fromages?
— Je n’en sais rien ! Pour les juger il me faudrait un morceau de pain.
Section du Roque par trop fort.
— Mais je ne les vois pas, le fromage anglais et e fromage américain ?
— Monsieur, iis se soin aevorés tous les deux.
— liens, papa, voilà le fromage que je prélère.
— Tu as raison, mon fils, il iaul aimer tout ce qui a du
cœur.
— Triste 1 triste ! des fromages anglais ! suisses 1 hollandais ! et pas un seul fromage turc ! Toujours en retard sur le reste de l’Europe.
Le brie se prenant aux cheveux avec le neuchalel.
Le jury repoussant avec indignation le fromage de cochon.
Les gardiens de l’exposition des fromages ne pouvant faire leur service qu’à la condition d’avoir une drogue sur le nez.
Ce polisson de gruyère faisant les yeux aux femmes.
— Quelle horreur! mon ami , passons vite ! des gens comme nous, s’arrêter devant du fromage à la pie ! fi donc!
— Adèle! malheureuse enfant! qu’est-ce que c’est que ces manières-là !
— Maman, je fais un fromage avec ma robe ; c’est bien permis, je suppose, à celte exposition.
— J’ai mangé du slillon, et, quoique ne sachant pas un mot d’anglais, j’ai trouvé cela excellent.
— La bourse ou la vie!
— Je ne suis qu’un pauvre instituteur primaire! Je ne puis que vous donner l’instruction gratuite,
lu jeune t 010, affolé de terreur. — Maman! je l’en supplie, emmène-moi! Voici dix mille instituteurs qui arrivent à Paris !
Une famille, peut-être indiscrète, visitant à l’Exposition les produits de Jean-Marie Farina.
Le commissaire de l'Exposition chinoise ayant l’intention d’emporter un piano, comme instrument de supplice bien supérieur à ceux connus dans son pays.
— Mon ami, tu te trompes I le vrai Jean-Marie Farina, c’est ici.
“ Tu es dans l’erreur ’ le véritable, c’est le mien, et les autres aussi.
— Croûtes ! plats d’épinards, galettes ! Au lieu d’appeler cela un salon, on ferait bien mieux de dire une cuisine.