RÉFLEXION D’UN LAMPISTE A L’ EXPOSITION
— Mon ami, voilà un tableau qui est mal éclairé.
— C’est probablement l’huile qui ne vaut rien.
— Monsieur, vous n’avez pas le droit de décrocher les tableaux qui sont là-haut 1
— Je voudrais comparer avec la nature qui est exposée au-dessous.
Demande l’adresse de M. Jadin pour manger ses modèles.
— Ingres I un très-grand peintre certainement! Mais qu’est-ce que cela peut te faire, à toi, puisqu’il n’avait que le sentiment du beau ?
— Mais c’est une horreur ! Avoir retouché mon portrait pour l’Exposition ! Je n’ai jamais eu ce teint-là.
— Madame, cette année, il faut flatter les étrangers. Votre portrait est peint uniquement au bleu de Prusse.
— Dites donc, marne Pocliet, les peintres, paraîVque c’est ous coquins ! 11 y avait une médaillé d’honneur: pas un n’a été jugé digne de l’obtenir