LE SOUS-OFFICIER
Et képi.
îi disparait.
^ LIDOIRE, exaspéré. — Ah ! voleux de métier oii tout le monde commande sans qu'y yait seulement un lascar pour savoir
de quoi qu'y retourne! o En veste! »
qu'y dit l'un; a Eu blouse! » qu'y dit l'autre! Ed' veste en blouse, d'bottes en sabots et d' pautalou d' cheval eu pau-
LE SOUS-OFFICIER. — Veillez-y. hein?
talon de treillis, j' finirai ben par prend', moi aussi, ma couverte!... Et y en a comme ça qui rengagent! Qu'est-ce que faut qu'y z'ayent dans la peau?... {Il se soulève stir les poings et se hisse jusqu'à sa chandelle.) La la! Si ya jamais qu'un congé de rengagement pour em' tomber su' eun' dent creuse... (Il souffle la lumière.) j'suis pas près d'avoir eun fluxion... Bonsoir ma cocotte.
Il s'endort.
Silence et nuit. Au loin, le trompette de garde sonne l'extinction des feux.
Tout à coup, la porte, qui, depuis un instant, est secouée d'étranges soubresauts, cède et s'ouvre, chassée d'un coup de pied ; et, sur un fond lumineux de lune, la silhouette se détache en noir de La Biscotte, ivre à rouler. Il a le plumet au shako, le vaste manteau à pèlerine des nuits de pluie et de grands froids. 11 demeure là, hésitant, cramponné des deux mains aux chambranles de la porte. A la fin, d'une voix éplorée : Lidouèrel... Lidouère !... Lidouère !...
LIDOIRE, éveillé en sursauf et gui se dresse dans son lit. — Eh? Quoi? Qxii c'est qu' est là C'est -y toi, La Biscotte?