‹ Bourbouroche. L'article 330. Lidoire. Les balances. Gros chagrins. Les Boulingrin. La conversion d'Alceste. Illus. d'après les dessins se BarrèreChapitre 24 sur 53 · LES DEUX FEMMES · texte numérisé non relu

LES DEUX FEMMES

J'ai z'une petite maison.

Tu as raison. Je confondais avec l'Aimée de la rue du Caire. Recommence un petit peu. pour voir.

Caroline reprend, Gttbîielle l'accompagne, en sourdine d'abord, puis à toute voix.

GABRIELLE. — Quelle lettre?

CAROLINE. — La lettre de Rose Mousseron ?

GABRIELLE. — La lettre de Rose Mousseron?... Ah oui! Une lettre immonde,

ma chère! pleine de saletés et d'horreurs! mon petit chat, tu ne sais pas ce que tu

Une véritable dégoûtation ! vas faire ?

CAROLINE. ■ — - Tu l'as sur toi, mon gabuiklle. — Si! Je vais me euici-

cœur? dcr.

GABRIELLE. — Non. CAROLINE. — Mais non. Tu vas rester

CAROLINE. — Trois pas ex avant et un petit coup de pied.

CAROLINE. — Tant pis.

GABRIELLE. — Ah! Ics lâches ! Ah! les misérables! les infâmes! Voilà pourtant à qui nous sacrifions tout, notre jeunesse, nos illusions, nos pudeurs! {Elle sanglote.) Jamais, tu entends bien, jamais je ne pardonnerai ça à Fernand ! Mon Dieu, que je souffre ! Pour sûr, je vais avoir une attaque de nerfs !

CAROLINE, désolée. — Je t'en prie, Gabrielle, pas d'attaque! Puisque je te dis que je suis sans bonne !

GABRIELLE. — Donnemoi un peu d'eau de mélisse !

CAROLINE. — Tout à l'heurc. — Tiens,

à dîner avec moi. Ça te changera le cours des idées.

GABRIELLE. — A dîner?... Je ne peux pas !

CAROLINE. — Pourquoi?

GABRIELLE. — Nous dînons chez les Brossarbourg. {Au comble de la joie.) Il paraît que ce sera charmant. On dansera jusqu'à l'aurore! — Et pendant que j'y pense : tu connais le pas de quatre, Caroline ?

CAROLINE. — Oui.

GABRIELLE. — Veux-tu être bien mimi avec ta pauvre affligée?

CAROLINE. — Certainement.

Gros (^Jiasrins

GABRiELLE. — Appreiidslc moi, dis?

CAROLixE. — Comment donc !

Les deux fcnimos se ]il;ioent en vis à-vis, l'une à la cour, l'autre au jardin. L'orcliestrc joue

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