‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 10 sur 347 · Histoire des Condé. parle duc d'Auniale · texte numérisé non relu

Histoire des Condé. parle duc d'Auniale

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cueillir à brassées les lauriers de la guerre et les palmes de Téloquence. Dieu, qui mène les hommes et les événements, se proposait de ménager entre eux une rencontre ; les relations même de leurs familles, en dépit des barrières qui séparaient la maison bourgeoise de la maison princière, devaient la faciliter.

Pour expliquer l'éducation de Condé au collège de Bourges, il suffit de savoir que son père, Henri II de Bourbon, était alors le gouverneur du Berry. Ce prince juste et bon, respecté et aimé, jouissait de l'estime et de la confiance de ses administrés. Grâce à des découvertes récentes faites dans les archives de Chantilly, nous pouvons avancer sans crainte que les Bourdaloue payaient un large tribut de vénération et de fidélité à la famille de Condé'. Ainsi le présidial de Bourges s'était fait un devoir d'adresser une lettre de félicitations à M'"" la princesse Claire- Clémence deMaillé-Brézé, à l'occasion de la délivrance des jeunes princes de la prison du Havre, accordée par Mazarin en 1651*. Nous apprenons encore à la même source qu'un autre Bourdaloue, « lieutenant de robe longue en la maréchaussée de Berry », écrivait à M. le Prince sur un ton assez familier pour lui demander un service ^ Enfin les Le Large, réputés par l'élévation de leurs principes, leur honnêteté et leur religion, professaient, eux aussi.

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