‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 9 sur 347 · Gazette, 12 août ICTJ, p · texte numérisé non relu

Gazette, 12 août ICTJ, p

le plaça au collrge de Sainle-Maric de lîoiirges, maison tenue par les Jésuites et l'une des plus florissantes du royaume. Fondé en 1504 par Jeanne de France, devenue sainte Jeanne de Valois, cet établissement, dont la population scolaire s'élevait de cinq à six cents élèves, pi'enait son importance de l'Université de Bourges, à laquelle il avait été annexé en 1575; M. le prince de Condé, Henri II de Bourbon, l'avait doté, vers 1630, d'une Faculté complète de théologie. L'eniant avait huit ans, il entra en cinquième, et de KUO à 1048 il suivit alternativement les cours de grammaire, de littérature et de philosophie'. Etienne Bourdaloue, qui, comme certains des siens, n'était pas exempt de quelques prétentions nobiliaires, se faisait une gloire de confier son fils à des maîtres renommés, à des éducateurs d'élite; Sainte-Marie était mieux que le « rendez-vous des hobereaux et des roturiers' ». Le nouvel élève venait, en effet, s'asseoir sur les bancs, où, de 1630 à 1635, avait pris place celui qui devait être le grand Condé; son entrée au collège coïncida avec l'enrôlement du duc d'Enghien à l'arméede Picardie ^ A quelques années de distance, l'écolier et le soldat allaient se couvrir de gloire; l'un et l'autre, après avoir été l'honneur de la maison d'éducation où ils s'étaient formés, devaient

1. Propramme des Etudes de ccUe maison. Voir Trois Educations princières, parie P. Chérot.

2. Le grand Condé y fit toutes ses études. Le prince de Conti fit les siennes au collège de Clermont, à Paris.

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